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Vendre sans profit, c’est possible

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21 novembre 2013
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Par Fanny Arnaud

Vendre des produits et des services au juste prix, sans faire de profit, et en créant des emplois, c’est possible. Vingt entreprises le font à Laval, ce sont des entreprises d’économie sociale.

La Conférence régionale des élus de Laval (CRÉ) a lancé, le 14 novembre dernier, une semaine de promotion de l’économie sociale dont l’objectif est de faire connaître ce type d’entreprise et d’en enrichir le fonctionnement.

Pour la présidente du Comité régional d’économie sociale (CRES) de Laval, Manon Loranger, ces entreprises répondent à des besoins essentiels à la communauté.

«Il s’agit de missions que l’État ne peut pas prendre en charge et que les entreprises privées ne veulent pas prendre en charge», dit-elle.

 Jongler entre mission sociale et rentabilité économique

 Parmi les entreprises d’économie sociale de Laval, on retrouve notamment un centre pour le maintien à domicile des personnes âgées, une ferme qui emploie de jeunes décrocheurs, un centre de soutien à la désintoxication ou encore des services d’accompagnement des familles touchées par la dépendance d’un proche.

L’Espace gastronome vend des produits d’artisanat locaux. C’est une entreprise d’économie sociale créée à Laval au mois de novembre 2013. Elle se définit comme «une coopérative d’artisans transformateurs axée sur l’achat local». Elle a bénéficié de l’aide du Centre local de développement (CLD) de Laval.

Pour Richard Allaire, son directeur général, l’objectif est de soutenir les artisans de l’alimentation locale de Laval. L’entreprise ne fait pas de profit, a engagé des personnes sans emploi et utilise ses bénéfices pour financer des producteurs locaux.

Participer à la richesse collective

 En 2013 à Laval, les entreprises d’économie sociale ont réalisé un chiffre d’affaires de 21 M$ et ont créé 666 emplois. Cependant, un certain nombre de défis doivent encore être relevés.

Selon Valérie Michaud, professeure à l’UQÀM et spécialiste des entreprises sociales et collectives, les particularités de ces entreprises en termes de gestion et de gouvernance sont à la fois leur force et leur faiblesse. La prise de décision collective peut créer des lenteurs dans le fonctionnement et le respect des valeurs sociales inhérent au modèle peut nuire à la compétitivité.

Mais selon Mme Loranger, le plus grand défi reste de sensibiliser le public à cette forme d’entreprise, car dit-elle, «les entreprises d’économie sociale ne peuvent pas exister sans les citoyens».

 

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