Publicité

5 juin 2020 - 10:00

Au nom des entrepreneurs touristiques

Tourisme Laval demande des mesures temporelles et financières « claires et rapides »

Par Salle des nouvelles

La ministre Caroline Proulx a clairement dit aux Québécois qu’ils pouvaient dès maintenant commencer à planifier et à prendre leurs vacances au Québec. Elle a également annoncé la semaine dernière une première phase du calendrier de déconfinement concernant l’industrie touristique québécoise.

« Nous connaissons sa passion pour l’industrie et ce premier pas a démontré qu’elle tenait son engagement à l’effet qu’il y aura un été touristique au Québec, a reconnu Tourisme Laval. Mais pour se dégourdir après de longs mois de confinement, il faudra que nos entreprises survivent.»

Sécuriser des emplois locaux

Les visiteurs seront Québécois, souvent même visiteur de sa propre région. Le seul scénario envisageable, pour Tourisme Laval, sera de sécuriser des emplois locaux.

Les 200 entreprises actives de l’industrie touristique lavalloise ont accueilli l’an dernier 1,8 million de touristes qui ont engendré des dépenses de 116 M$. La destination a connu une croissance de 3,6 % de l’achalandage dans les attraits et le meilleur taux d’occupation hôtelier du Québec. « La crise est arrivée et tout s’est arrêté. Les pertes d’emplois et l’endettement des entreprises s’accumulent. Un soutien financier est essentiel pour poursuivre notre métier, accueillir les gens », assure Geneviève Roy, PDG de Tourisme Laval.

L’industrie attend avec impatience les prochaines étapes évoquées par la ministre, soit le calendrier de la deuxième phase de déconfinement et le plan de soutien financier de l’industrie.

 
« La distanciation et la limitation des rassemblements sont au départ des enjeux limitatifs. Les restrictions de déplacements et l’accès aux marchés extérieurs auront aussi une incidence sur le nombre de visiteurs. Notre défi est économique. C’est pourquoi notre industrie a besoin d’un soutien financier pour aider à couvrir les frais fixes de nos entreprises », soutient Yanick Pazzi, directeur général du Sheraton Laval, Vice-président exécutif Groupe Hôtelier Grand Château et président du conseil d’administration de Tourisme Laval.

Un calendrier pour « prévenir plutôt que guérir »
 
« On le sent, on l’entend, les Québécois ont hâte de se déconfiner. C’est donc avec impatience que notre industrie attend la deuxième phase de déconfinement. Les détails de mesures de sécurité devront se préciser rapidement afin que la population comprenne bien les balises de déplacement, d’hébergement, de divertissement, de restauration et de loisirs. Pour s'adapter afin de recevoir des clients en respectant la distanciation sociale, ça va prendre des sous », appui de son coté Mélanie L-Guérin, vice-présidente exécutive, SkyVenture.

« Nous continuons de travailler tant avec les forces vives de notre région et de notre industrie qu'avec le gouvernement pour trouver l'équilibre entre santé publique et survie économique, mais connaître le reste du calendrier de déconfinement nous aidera à prévenir plutôt que guérir », précise Geneviève Roy, PDG de Tourisme Laval.
 
C’est dans cet esprit que Tourisme Laval interpelle aujourd’hui le ministre responsable de la région de Laval (et par ailleurs, ministre des Finances), Éric Girard, de même que la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, et la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, afin de les inciter à encourager le premier ministre Legault à venir en aide à l’industrie touristique. Cette industrie représente 400 000 emplois non délocalisables dans toutes les régions du Québec.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.