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Plus de 4000 jeunes touchés par des problèmes de santé mentale tous les ans à Laval

La journée d'étude a lieu aujourd'hui à Laval.
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Photo: Fanny Arnaud

La journée d'étude a lieu aujourd'hui à Laval.

Tous les ans, à Laval, 4160 jeunes reçoivent un diagnostic de maladie mentale.

75 % des troubles mentaux débutent entre 12 et 25 ans et seulement moins de la moitié reçoivent des services.

«Il y a énormément de lacunes à Laval dans ce domaine», dit Dre Claire Gamache, directrice médicale de la santé mentale à Laval. 

C’est pour améliorer les services offerts à ses jeunes et s’assurer de n’en oublier aucun que la Direction de la santé mentale de Laval organise aujourd’hui une journée d’étude se concentrant sur les enjeux des 14-25ans.

«L’objectif est de créer un réseau qui serait comme un filet de sécurité pour les jeunes», dit Dr Gamache.

Réforme

Elle explique que la réorganisation du réseau de la santé qui s’en vient va inciter les acteurs du milieu à travailler ensemble.

«La création du CISSS est une bonne chose, ça va fluidifier la communication», dit-elle. 

«Pour nous c'est gagnant», dit-elle en parlant de la réforme. 

Pour Mme Amparo Garcia, directrice de la santé mentale de Laval, la fusion sera facilitée par le fait que les établissements lavallois travaillent déjà en réseau.

Intimidation

Mme Garcia explique que de nombreux problèmes de santé mentale ont pour origine l’intimidation à l’école. Elle dit que par conséquent, il est important de faire savoir aux jeunes qu’il existe des ressources et qu’il ne faut pas avoir honte d’y avoir recours.

«Certaines personnes ont peur d’être jugées alors que leur problème pourrait être résolu facilement», dit-elle.

Un panel de jeunes était invité pour témoigner des obstacles auxquels ils ont du faire face.

Daphné et Roxanne, 16 ans, ont toutes les deux été victimes d’intimidation dans leur école. Daphné dit ne pas avoir été soutenue par le personnel enseignant alors que Roxanne regrette la lenteur du système.

«Ils disent qu’il y a zéro tolérance à l’école, mais ce n’est pas vrai», dit Daphné qui confie avoir été frappée par un camarade de classe en plein cours sous les yeux de son professeur. 

«La directrice a mis un mois et demi à me recevoir alors qu’un élève de ma classe menaçait de me tuer», dit Roxanne.

La sergente Geneviève Villemure, du Service de police de Laval, a profité de ces témoignages pour expliquer aux jeunes qu’il était possible de s’adresser aux policiers dans les cas d’intimidation.

«Je ne veux pas que vous pensiez que la police ne va pas intervenir, vous pouvez toujours venir nous voir au poste de quartier», a-t-elle dit aux deux jeunes filles. 

 

 

 

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