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Procès pour double meurtre : Adèle Sorella devient émotive

Pour la première fois depuis le début de son procès pour double meurtre, Adèle Sorella a montré de l’émotion, mercredi.
Photo: Photo archivesPour la première fois depuis le début de son procès pour double meurtre, Adèle Sorella a montré de l’émotion, mercredi.
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LAVAL - 

Pour la première fois depuis le début de son procès pour double meurtre, Adèle Sorella a montré de l’émotion, mercredi.

 

Le jury a continué le visionnement de la vidéo de l’interrogatoire policier de la femme après son arrestation le 1er avril 2009. Sorella avait été appréhendée par les policiers après que ses deux filles eurent été retrouvées mortes dans leur salle de jeu.

La femme subit présentement son procès pour meurtre prémédité au palais de justice de Laval devant la juge Carol Cohen.

Questionnée par le sergent-détective François-Guy Delisle de la police de Laval quelques heures après le drame, la femme semble affectée sur la vidéo. Refusant de croire que ses enfants étaient décédées, le policier lui a exhibé des photos des corps de ses filles sur la scène de crime. Après avoir regardé les images quelques secondes, Adèle Sorella les a ensuite retournées à l’envers.

«Je veux voir mon avocat», a-t-elle lancé.

Le sergent-détective Delisle l’a ensuite bombardée de questions.

«Pourquoi as-tu envoyé ton frère à la maison pour qu’il retrouve les filles? Tu dois expliquer pourquoi tu lui as fait subir ça», a-t-il lancé, en faisant référence au frère de l’accusée qui a fait la macabre découverte.

Lui pointant les photos de ses filles mortes, il lui dit. «Ça, c’est la réalité. C’est le résultat de ce que tu as fait.»

Assise droite sur la chaise face à l’enquêteur, Sorella s’est essuyé les yeux. Son visage était plus rouge qu’à l’habitude.

Il s'agissait d'une première réaction depuis le début de l’interrogatoire qui dure quatre heures. Mais également une première depuis le début du procès, qui a commencé il y a quatre semaines.

Que ce soit lors du témoignage de sa mère et de son frère qui ont retrouvé les enfants morts ou lorsque des photos des cadavres ont été montrées en Cour, Adèle Sorella semblait impassible.

Les policiers lui ont montré des photos du drame

Devant le refus d’Adèle Sorella de croire que ses filles étaient mortes, les enquêteurs ont tenté de lui faire entendre raison en exposant devant elle des photos et des articles de journaux sur le drame.

Deux heures après le début de son interrogatoire policier le 1er avril 2009, la mère d’Amanda et Sabrina De Vito niait encore la mort de ses deux enfants tués la veille. C’est ce qu’ont raconté les enquêteurs François-Guy Delisle et Isabelle Goulet mardi matin, lors de leur témoignage au procès d’Adèle Sorella au palais de justice de Laval.

La femme est accusée du meurtre prémédité de ses deux filles. Quelques heures après son arrestation, elle a ensuite été conduite au quartier général de la police de Laval, pour être interrogée.

«Je veux aller à la maison et tout va bien aller», a dit Adèle Sorella aux policiers, contestant catégoriquement le fait que ses enfants étaient décédés.

Les enquêteurs ont donc opté pour une tout autre stratégie. Ils lui ont montré la une du «Journal de Montréal» parue ce matin-là, le 1er avril 2009. «Drame à Laval : deux fillettes retrouvées mortes dans la maison d’un mafioso», peut-on lire sur la page frontispice du quotidien. Le titre est accompagné d’une large photo d’un policier qui surveille le périmètre de sécurité, près de la maison où le drame s’est produit.

Les enquêteurs lui ont aussi montré des photos de ses filles, prises par un technicien en scène de crime la veille. Les fillettes âgées de huit et neuf ans étaient étendues l’une à côté de l’autre sur le tapis de leur salle de jeu, vêtues de leur uniforme d’école. Leur peau était bleutée.

«C’est une stratégie qu’on a utilisée, pour lui montrer les faits», a justifié la sergente-détective Isabelle Goulet, alors questionnée par l’avocat de la défense, Me Pierre Poupart.

«On voulait s’assurer qu’elle ne croyait pas qu’on la menait en bateau. On ne bluffe pas en interrogatoire», a-t-elle continué.

Le procès d’Adèle Sorella est entendu par la juge Carol Cohen de la Cour supérieure et par 12 jurés.

 

 

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