Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Procès Sorella : l'avocat de l'accusée tente de semer le doute dans la tête des jurés

durée 06h34
18 juin 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Valérie Gonthier\Agence QMI
LAVAL - 

Adèle Sorella a davantage le profil d’une mère dépressive et suicidaire que d’une tueuse qui a commis le meurtre parfait de ses enfants, a martelé la défense lundi, au palais de justice de Laval, semant au passage le doute sur la preuve de la Couronne.

 

«Avez-vous eu, dans cette cause, le portrait d’un assassin? Celui de la meurtrière parfaite qui a commis un meurtre demeurant un mystère et une énigme pour la médecine et la science? C’est inconcevable!», a dit avec insistance Me Pierre Poupart, qui défend Adèle Sorella, accusée des meurtres prémédités de ses filles Amanda et Sabrina De Vito.

Son avocat a débuté sa plaidoirie ce lundi à son procès.

Selon lui, le scénario de crime parfait présenté par la Couronne est pour le moins «incompatible» avec le portrait de «mère suicidaire et dépressive» de Sorella.

«Est-ce que cet état dépressif est celui de quelqu’un qui commet le meurtre parfait? Ça ne fait aucun sens», a-t-il dit.

Adèle Sorella a en effet tenté plus d’une fois de s’enlever la vie. Sa première tentative de suicide serait survenue à peine 48 heures après la cavale de son conjoint Giuseppe De Vito en 2006. Elle aurait ensuite tenté de se suicider à deux autres reprises entre la fuite de son mari et la mort de ses enfants le 31 mars 2009.

Mais malgré l’état fragile de Sorella, Me Poupart a insisté sur le fait qu’elle aimait ses filles, qu’elles étaient «sa raison de vivre». D’ailleurs, plusieurs l’ont décrite comme une bonne mère, a-t-il rappelé. «Pas comme un assassin qui a planifié chaque détail comme un tueur à gages», a-t-il insisté.

L’avocat de Sorella a relevé plusieurs éléments qui démontrent, selon lui, que sa cliente n’avait pas l’attitude de «quelqu’un qui va tuer ses enfants» peu avant qu’elles ne soient retrouvées mortes chez elles.

D’abord, la femme avait hâte au spectacle de danse des filles, prévu quelques jours après le drame. De plus, elle préparait depuis des semaines la première communion de la plus jeune. Sorella «en rêvait», selon son avocat. Elle avait d’ailleurs déjà acheté les souliers et la robe de Sabrina pour la grande célébration.

«C’était quand même éloquent et révélateur de ce qui habitait Adèle Sorella 48 heures avant le drame», a-t-il dit.

Tout au long de la journée de lundi, Me Poupart a repris un à un plusieurs témoignages clés entendus lors du procès qui a débuté fin avril. Il a attiré l’attention du jury sur des contradictions, questions ou doutes que soulève, à son avis, la preuve de la Couronne, de la cause des décès indéterminés à la fiabilité de certains témoins, en passant par diverses hypothèses, dont une soutenant qu’une tierce personne aurait pu s’introduire chez Sorella le jour du drame.

En début de plaidoirie, il a d’ailleurs rappelé plus d'une fois l'importance capitale de la présomption d'innocence.

«La présomption d'innocence est un remède contre l'arbitraire et la puissance de l'État», a-t-il dit, avec insistance.

Me Pierre Poupart doit poursuivre sa plaidoirie ce mardi.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 8 janvier 2026

Un jeune de 17 ans de Joliette est porté disparu

Un jeune de 17 ans de Joliette, Samuel Lapointe, est actuellement porté disparu, et la Sûreté du Québec demande l’aide du public pour le retrouver. Il pourrait notamment se trouver dans la grande région de Montréal. Selon les dernières informations partagées par la Sûreté du Québec, il aurait été vu pour la dernière fois sur la rue Ladouceur à ...

Publié le 7 janvier 2026

La Cour approuve une action collective contre Ticketmaster

La Cour supérieure du Québec a autorisé une action collective contre Ticketmaster, qui accuse la société américaine d'imposer des frais de service abusifs sur la vente de billets. Dans une décision rendue lundi, la juge Eleni Yiannakis a déclaré que les plaignants remplissaient les conditions pour un procès en bonne et due forme et que des ...

Publié le 7 janvier 2026

Une fillette décède et sa sœur lutte pour sa vie après une collision à Laval

Une fillette de six ans est décédée et sa petite sœur lutte pour sa vie à la suite d'une collision survenue lundi soir à Laval. La lieutenante Geneviève Major, du Service de police de Laval, a indiqué que la fillette de six ans a été déclarée morte mardi à l'hôpital, tandis que sa petite sœur de cinq mois se trouve dans un état ...