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15 août 2018 - 11:23 | Mis à jour : 12:22

Des espaces verts en héritage

Le conseiller municipal du district Vimont à Laval, Michel Poissant espère fermement la conservation de l'intégrité du Bois du Trait-Carré. Voici en intégralité sa lettre d'opinion sur le sujet.

Le 7 août dernier, j’ai voté lors du Conseil de Ville pour conserver l’intégralité du Bois du Trait-Carré acquis par la Ville en mars 2018 pour environ 20 millions de dollars. Ce terrain boisé de 12 hectares est à proximité de tours à condos récemment érigées au centre-ville et d’une importante résidence pour personnes âgées. Situé juste au nord du Collège Montmorency ce site représente l’un des derniers espaces verts au centre-ville.

Toutes proportions gardées, c’est l’endroit pour créer un Parc Lafontaine lavallois : ce site vaut son pesant d’or. Sa localisation est unique et pourra bénéficier notamment aux 1200 personnes âgées qui résident aux abords et aux usagers du Collège Montmorency et du Campus Laval de l’Université de Montréal.

Pour moi, cet espace vert, en plus de servir de poumon, sera le refuge de marcheurs, de parents avec leurs enfants, de coureurs, etc. L’ajout de 1500 unités de condos amènerait, certes, des revenus de taxes foncières. Mais, ces condos ne feraient que détériorer la qualité de vie des résidents du secteur en plus d’accroître le phénomène d’îlots de chaleur de ce centre-ville dénué d’arbres. L’amputé de 56,5 % en le vendant à la filiale immobilière du Fonds de solidarité n’est pas la solution.

Comme élus, nous gérons le bien collectif et nous nous devons d’agir en « bon père de famille ». Bref, nous devons écouter les citoyens et organismes qui se sont prononcés haut et fort dans ce
dossier. Pour avoir visité ce bois, je suis conscient que plusieurs frênes sont morts et qu’on y trouve des plantes envahissantes. Mais en réalité, il s’agira, pour l’essentiel, de planter des arbres afin de le revitaliser.

Pour moi, c’est plus qu’un débat d’experts environnemental ; c’est un futur parc urbain dont la localisation est exceptionnelle. Quand on y croit fermement, on trouve l’argent requis ! Le Conseil de Ville est souverain et peut moduler ses budgets afin de revoir ses choix d’investissements. De plus, rappelons-nous que Laval a récemment collecté une trentaine de millions de dollars d’entreprises ayant participé à la collusion. Par ailleurs, la campagne électorale provinciale débute sous peu et sera l’occasion pour les partis politiques de se commettre financièrement dans ce dossier. Ce projet se qualifie dans une catégorie prioritaire.

Le litige

À la suite à l’expropriation du terrain de la Place Bell, le tribunal a ordonné à la Ville de Laval de payer à la filiale immobilière du Fonds de solidarité FTQ (Fonds) la somme de 11,7 millions de dollars, ce qui représente la valeur marchande du terrain exproprié.

Ceci leur a généré un profit très appréciable. La poursuite actuelle de 14 millions de dollars vise la perte de profits sur le développement de tours à condos non réalisé.

J’ai été directeur aux Investissements au Fonds pendant 14 ans. Je connais très bien le Fonds ; il s’agit d’une institution financière responsable qui n’est pas uniquement guidée par l’appât du gain. D’ailleurs, le président fondateur du Fonds, Louis Laberge, nous le rappelait sans cesse : l’équilibre entre l’économique et le social est fondamental. Je crois fermement en un règlement hors cour et je lance un appel aux dirigeants du Fonds. Je refuse de croire que ce sera un « party d’experts » à nos frais.

Le dossier du Bois du Trait-Carré et ce litige sont distincts. Il ne faut pas les mélanger.

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