Sondage : les candidats à la mairie réagissent
Tout comme le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, le chef d'Action Laval, Jean-Claude Gobé, fait remarquer qu'il n'y a pas meilleur sondage que le soir du vote.
EXCLUSIF SONDAGE LÉGER MARKETING-Agence QMI
L’Écho de Laval s’est entretenu avec quelques uns des candidats à la mairie pour recueillir leurs réactions au sujet du sondage Agence QMI-Léger Marketing sur les intentions de vote des électeurs lavallois.
Marc Demers veut poursuivre sur sa lancée.
«Si nous sommes le choix des citoyens, ce sera à cause de nos valeurs, nos idées et notre travail. Nous voulons maintenir la campagne électorale dans la bonne direction», affirme celui qui domine les intentions de vote selon le sondage.
Au sujet de la solidité de ses appuis, M. Demers rappelle que c’est un travail amorcé il y a longtemps par son parti, le Mouvement lavallois.
«Le ML était là il y a quatre ans et les membres parlent du parti depuis plusieurs mois. On a pu se faire connaître des citoyens. C’est un appui rassurant mais il ne faut rien prendre pour acquis.»
Le chef du Parti au service du citoyen (PSC), Robert Bordeleau, accorde une moindre importance à ce sondage, qu’il préfère ne pas commenter.
«Sur le terrain, tout est positif pour le PSC. 515 personnes sur Internet, c’est rien en ce qui me concerne. Je me suis toujours méfié des sondages car on leur fait dire ce que l’on veut, explique celui qui recueillerait 7 % des appuis selon le sondage. Le seul sondage qui compte est celui du 3 novembre.»
«Aux dernières élections provinciales, les sondages se sont trompés de beaucoup, menant à une analyse comme quoi les sondages faits sur Internet ne s’accordaient pas avec le résultat du vote, ajoute le chef d’Action Laval, Jean-Claude Gobé. Nos résultats internes sont différents de ceux de ce sondage.»
Le Bel est satisfaite
La chef d’Option Laval, Claire Le Bel, est très satisfaite de la position de son parti.
«Nous sommes vraiment contents, affirme l’ancienne conseillère municipale, qui attribue sa notoriété à plusieurs facteurs.
On ne peut pas nier le fait que je suis passée dans les médias nationaux récemment, mais je suis aussi connue pour être une ancienne élue, pour mon implication dans le communautaire et notre travail sur le terrain est actif.»
La candidate à la mairie attribue son écart avec Marc Demers sur l’âge de sa formation politique.
«Nous sommes un jeune parti. C’est certain que le fait d’avoir réunit notre équipe à la dernière minute fait en sorte que nous avons du retard à combler, mais 14 % d’intentions de vote, c’est très honorable», confie-t-elle.
Par rapport au taux de participation, Mme Le Bel s’attend à voir davantage de citoyens affluer aux urnes.
«Les citoyens ont plusieurs choix qui s’offrent à eux et en ce sens, je crois qu’ils comprennent maintenant que la démocratie doit s’exercer.»
Son adversaire Marc Demers abonde dans le même sens.
«Les probabilités de changer les choses sont plus minces quand on ne fait rien. On demande à tous les citoyens d’aller voter. C’est important pour Laval.»
Foucher déçu
Quant au candidat indépendant Jacques Foucher, il attribue sa faible notoriété à l'indifférence des grands médias pour les candidatures indépendantes.
«C’est une éducation à faire, car les médias nationaux ne croient qu’aux partis politiques, mais en Amérique du nord, les partis sont l’exception en politique municipale. Je n’accuse personne, mais la tendance est de s’en tenir aux chefs de partis.»
Il en profite pour rappeler l’importance des candidatures indépendantes.
«La structure la plus fragile est celle d’un chef de parti et de son équipe. On en a eu de bons exemples récemment avec Guy Landry et Gilles Vaillancourt. Il faut croire au changement de structure. Ça ne règle pas tout, mais ça pose les jalons à une vraie démocratie.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 13: les répercussions de l'escalade commerciale sur le Québec inquiètent
L'escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis a continué de s'immiscer mardi dans la campagne électorale québécoise, au moment où les droits de douane de rétorsion canadiens sont officiellement entrés en vigueur et pourraient faire mal à l'économie de la province. Au jour 13 de la campagne, la porte-parole de ...
LIRE LA SUITE
Guerre tarifaire: Québec annonce de nouvelles mesures
Le gouvernement du Québec annonce de nouvelles mesures « afin d'atténuer le plus possible » les impacts des nouveaux droits de douane imposés récemment par les États-Unis, alors que la réplique des contre-tarifs canadiens est entrée en vigueur aujourd'hui. Au nombre de celles-ci, un nouveau décret autorise le Centre d'acquisitions ...
LIRE LA SUITE
Guerre tarifaire: voici les produits américains touchés par les contre-mesures
À compter de ce mardi 8 septembre, à 0 h 01, une longue liste de produits en provenance des États-Unis sera assujettie à de nouveaux droits de douane canadiens. Cette mesure fait suite à la décision de Washington d'imposer, depuis le 22 août, des droits de douane de 50 % sur des produits canadiens totalisant 27,6 milliards de dollars. Ottawa ...
LIRE LA SUITE