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Demers tourne la page de l'ère Vaillancourt

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Les Lavallois ne se sont pas laissés impressionner par la possible non-éligibilité de la candidature de Marc Demers élu haut la main à la tête de la troisième plus importante ville au Québec.

La page est définitivement tournée sur l'ère Vaillancourt avec l’élection de Marc Demers.

«C’est la victoire des citoyens, la victoire de l’intégrité, votre victoire, notre victoire», a déclaré le nouveau maire de Laval devant plusieurs centaines de partisans, peu après 22 heures 30 hier soir.

Favori dans la course, l’ex-policier de Laval a recueilli plus de 43% des intentions de vote, soit une confortable avance contre son plus proche opposant Jean-Claude Gobé qui a obtenu 25% des votes. L’ex-député Libéral a tout de même livré une chaude lutte à son adversaire tout au long de la soirée.

Au moment de mettre sous presse, 528 des 729 sections du vote étaient dépouillés.

Claire Le Bel a mordu de la poussière en ne recueillant que 12% du vote. Le chef du Parti au service du citoyen Robert Bordeleau s’est hissé en quatrième place avec 11% des votes.

Marc Demers a emporté la victoire en promettant l’intégrité, la transparence et la bonne gestion, des thèmes, qui sont revenus souvent dans les propos de celui qui affirme vouloir «mettre de l’ordre» à Laval.

Ébranlés par les scandales de corruption et les accusations de gangstérisme contre l’ancien maire Vaillancourt, les citoyens de Laval, une ville sous tutelle, étaient profondément divisés sur le choix de leur maire.

Sur le terrain, plusieurs citoyens confiaient ne pas savoir pour qui voter. Certains en colère contre l’ancienne asministration se disaient carréement «écoeurés».

«Nous aurons un conseil intègre, transparent et efficace», a promis le chef du Mouvement Lavallois qui s’est également adressé en anglais aux nombreuses personnes venues l’applaudir au local de sa formation politique.

Candidature contestée

Le chef du Mouvement des Lavallois, Marc Demers, a été attaqué tout au long de la campagne sur l’éligibilité de sa candidature à la mairie de Laval. Une question qui n’a d’ailleurs toujours pas été élucidée.

Ses adversaires soutiennent que sa candidature est invalide puisque monsieur Demers a résidé à l’extérieur de l’Île Jésus entre les mois de juin 2012 et de janvier 2013, ce qui est contrevient à la Loi sur les élections et les reférendums dans les municipalités. La bataille se déplacera maintenant devant les tribunaux qui devront trancher après l’élection.

La campagne de Claire LeBel, a elle aussi connu son lot de rebondissements. L’ancienne membre de l’équipe Vaillancourt a reçu la visite de son ancien patron qui lui a offert son aide pour financer sa formation politique.

Madame Lebel a aussi du composer avec la démission trouble de son chef de campagne Reny Gagnon accusé de méfait public le 22 octobre dernier. Malgré les doutes soulevés, ce dernier affirme avoir été victime d’un complot. Il répète qu'il a bel et bien été victime d'une agression et que les tentatives pour le discréditer ne sont qu'une «diversion».

Avec un peu plus de 1% des votes, l’homme d’affaires Guy Landry, a visiblement éprouvé des difficultés à faire oublier ses démêlés avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Celui-ci lui réclame 40 000 $ pour des prestations d’aide sociale payées en trop.

En tout, neuf candidats se disputaient le fauteuil du maire. Le candidat indépendant Jacques Foucher a réussi à obtenir 3% du vote et Hélène Goupil Nantel 2%.

Faible taux de participation

Le taux de participation est encore inconnu à Laval, le directeur de l'élection ne l'ayant pas compilé.

«Malheureusement le taux de participation n’est pas fort, soit environ 40% selon mes informations. J’aurais aimé 60% ou 70%», a confié Marc Demers.

En 2009, le taux de participation a atteint 35,7 %. Lors du vote par anticipation le 27 octobre dernier, 5% des électeurs ont voté.

Depuis le départ de l’ancien maire Gilles Vaillancourt, deux maires par intérim se sont succédé, dont Alexandre Duplessis, qui a dû démissionner après avoir été éclaboussé par un scandale impliquant des prostituées.

Le nouveau maire Demers a prévenu les conseillers élus de son équipe que les vacances étaient terminées. «Nous allons nous mettre au travail dès demain», a-t-il déclaré.

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