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Les chefs se disputent la région de Laval - Deuxième partie

durée 08h22
29 mars 2014
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Par Claude-André Mayrand et Ghislain Plourde
LAVAL - 

Dans le cadre de la campagne électorale, L’Écho de Laval a invité les quatre chefs des partis présents à l’Assemblée nationale à répondre à des questions portant sur des enjeux locaux préparées par l’équipe du journal. Pauline Marois et Philippe Couillard ont accepté de se prêter à l’exercice. Voici le deuxième de quatre volets.


Le premier volet de notre dossier: le transport en commun, le réseau autoroutier lavallois et la Place Bell


1- Laval est une région et ville particulière qui a son lot de structures. Comment percevez-vous le fait qu’il y ait une CRÉ et un conseil municipal de même qu’une agence de santé et un CSSS qui couvrent le même secteur?

Pauline Marois : C’est un avantage pour Laval. La concertation est plus facile. Dans cette optique, la réduction de la bureaucratie est une chose plus simple. Dans les agences de santé, on a toujours souhaité qu’il y ait le moins de fonctionnaires possible pour qu’on ait plus d’infirmières, de médecins, d’auxiliaires et de préposés. On va toujours travailler dans cette perspective-là. Laval est un exemple où le travail de l’agence de santé est moins lourd, par exemple, que Montréal ou Québec. Le fait qu’il y ait un hôpital, des CLSC, des CHSLD, il est nécessaire de faire une coordination, mais le plus léger possible, c’est ce que l’on va toujours prôner.

Philippe Couillard : Il faut voir les missions avant de sauter trop vite aux conclusions. J’avais offert à l’époque de fusionner tous les CSSS ensemble, de façon à éliminer les agences de santé. Ce serait une simplification importante de l’administration du réseau de santé mais il faut que les gens se sentent confortables avec l’idée. La possibilité est toujours sur la table et l’initiative doit venir du milieu. Si on demeure avec des structures différentes, soit les CSSS et les établissements spécialisés, on a besoin d’une agence pour coordonner.

2- Complexe aquatique, complexe de baseball, plusieurs projets d’infrastructures sportives ont fait la manchette. Comment le gouvernement du Québec peut-il aider la Ville à développer ce volet déficient selon les organismes sportifs?

PC : On va relancer un programme d’infrastructures sportives, comme nous avions à l’époque et qui a coordonné, avec beaucoup de succès, la construction de terrains de soccer partout au Québec. Tout demeure une question de priorités car on ne peut pas faire tous les projets. Faut que les gens se concertent pour établir des priorités que nous ferons avancer. C’est un des avantages de remettre de l’argent dans les infrastructures : pour faire avancer des projets et créer de l’emploi au Québec.

PM : Dès le début de l’année, nous avons décidé de dégager du PQ (Plan québécois des infrastructures) des sommes qui serviront pour la construction d’écoles, pour des équipements dans nos parcs et aussi dans le domaine du loisir. Si les Villes nous arrivent avec des projets, il y a des enveloppes de prévues à cette fin-là. De plus, nous sommes en discussions avec le fédéral pour remettre les volets d’équipements sportifs et de loisirs dans les programmes de subventions de Chantiers Canada. Nous sommes en désaccord avec la décision du gouvernement Harper de les retirer.

À SURVEILLER MERCREDI LE 2 AVRIL: Mme Marois et M. Couillard répondent à nos questions sur les thèmes de l'environnement, l'éducation et le développement économique.

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