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10 mai 2020 - 06:00

Selon l'opposition Parti Laval...

« Censure, menaces et bâillonnement, Marc Demers ne veut rien savoir des voix dissonantes »

Par Salle des nouvelles

Les représentants de l’opposition officielle Parti Laval, de l'équipe Michel Trottier, ce dernier et Claude Larochelle expliquent le « jeu du maire Demers » lors du prolongement de la séance du conseil municipal qui a eu lieu cette semaine. Le maire Demers aurait tenté de détourner l’attention de la controverse entourant l’entente dans le dossier du Commodore en intimidant les conseillers de l’opposition dans le but de les faire taire.

La stratégie du maire Demers de ce mois-ci a choqué les représentants de l’opposition officielle. Le chef de l’Opposition officielle et conseiller de Marc-Aurèle-Fortin, Michel Trottier, ne mâche pas ses mots : « Le maire Demers ne comprend pas le concept de débat. Les propos qui s’opposent aux siens sont, pour lui, inacceptables ou complètement faux. On a même eu droit à des menaces de représailles cette semaine ! Il va falloir qu’il comprenne que commenter publiquement un dossier, ce n’est pas illégal. Puis si l’opposition n’est pas là pour dire aux Lavallois et aux Lavalloises qu’ils se font avoir, personne ne va le faire. »

Des informations transmises « quelques minutes avant le conseil »

Lors de la reprise du conseil municipal, le maire Demers a publiquement dévoilé des informations confidentielles sur les immeubles cédés provenant de documents internes de la Ville. Ces informations confidentielles avaient été transmises aux élus quelques minutes avant le conseil. « Le maire tente de faire la morale à l’opposition, mais livre des informations confidentielles sans se soucier du code d’éthique des élus. Il aurait intérêt à le relire attentivement », affirme Michel Trottier.

Cette analyse de l'opposition arrive peu après l'irresponsabilité dont le maire accusait certains conseillers: «Bon nombre d’informations transmises publiquement par ces conseillers sont complètement fausses et induisent insidieusement la population en erreur, a-t-il assuré par voie de communiqué. Cela a des répercussions négatives sur la confiance des citoyens, mais pourrait aussi faire déraper le processus judiciaire en cours, ce qui serait contre les intérêts de la population lavalloise. C’est tout à fait inacceptable.»

Les citoyens et les citoyennes écopent aussi

Questionné par le conseiller de Fabreville, le maire Demers a expliqué le retrait des préambules des questions adressées par les citoyens et les citoyennes par le fait que certains d’entre eux contiennent des propos qui ne sont pas « justifiés » et qu’il est donc préférable de « s’en passer ». C’est dire que pour le maire Demers, les personnes qui ne partagent pas son point de vue ne méritent pas qu’on les entende.

« En agissant de la sorte, le maire Demers brime le droit à s’exprimer des citoyens et des citoyennes et contrevient à notre règlement interne qui accorde trois minutes pour poser trois questions. C’est ce que l’on appelle de la censure et c’est inacceptable en 2020 », termine Claude Larochelle.

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