Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Rapport de la vérificatrice générale

Le conseiller Michel Poissant fustige la gestion des égoûts par la Ville

durée 10h00
14 juillet 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Salle des nouvelles

Le conseiller municipal de Vimont, Michel Poissant, s'est dit «choqué» de lire ce rapport qui confirme que la Ville est mal gérée et que les conséquences pour plusieurs citoyens sont majeures, particulièrement concernant la gestion des refoulements d’égout à répétition.

Le rapport de la vérificatrice fait état, entre autres, de plusieurs dossiers qui piétinent depuis des années. L’un de ceux-ci est le dossier des résidents de la rue Monty, à Saint-François, dont la pompe de ville brise sans cesse, inondant à répétition une vingtaine de maisons.

Michel Poissant a donc rappelé par voie de communiqué ce mardi, le cas de Marie-Chantal Blais, qui fait partie des personnes touchées. Cette dernière serait venue au conseil de Ville à maintes reprises parler de ce dossier qui n’est toujours pas réglé, indique-t-il.

« Pour ces gens, les conséquences sont lourdes : incapacité à vendre leur maison, prime d’assurance hors de prix et refoulements d’égout non assuré. Depuis cinq ans, cette vingtaine de citoyens ont été inondé à chaque année. On peut comprendre qu’ils en aient ras-le-bol, il s’agit d’un drame humain », souligne Michel Poissant avec véhémence.

Le rapport cite plusieurs secteurs de Laval où les égouts pluviaux sont insuffisants lors de grosses pluies et pour lesquels les actions tardent. Il y est aussi clairement démontré que la gestion de l’eau pluviale est chaotique : il n’y a pas de responsable désigné et les refoulements d’égout sont monnaie courante.


Un cadre de gouvernance manquant

Que ce soit à cause des changements climatiques ou du développement du territoire, il y a et continuera d’avoir une augmentation de l’eau de ruissellement, selon le conseiller. Les pluies diluviennes et l’augmentation des surfaces imperméables auront un impact direct sur la vitesse d’écoulement et sur le volume d’eau acheminées par le réseau d’égouts.

« Comme cette situation est prévisible, pourquoi la Ville ne prend-elle pas des mesures concrètes pour la prévenir tout de suite et éviter des désagréments majeurs à ses citoyens? », s’interroge M. Poissant.

Il souligne un extrait du rapport à ce sujet: « Bien que plusieurs initiatives en ce sens aient vu le jour au cours de la dernière décennie, la Ville ne s’est pas dotée du cadre de gouvernance et de gestion nécessaire pour assumer ses responsabilités en matière de cours d’eau et d’entretien des OGEP. Pour ces deux éléments, un programme d’entretien tarde à se déployer, malgré les objectifs et les engagements adoptés par la Ville à cet égard ».

Le conseiller municipal de Vimont invite ainsi tous les citoyens touchés par les refoulements d’égout à répétition à venir raconter leur histoire sur la page qu'il a créé pour l'occasion: Facebook Refoulements d’égout – Laval.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h00

PL-22 sur les municipalités: Poulin proposera un amendement pour réduire la paperasse

Le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, compte amender son projet de loi 22 afin de réduire davantage la bureaucratie dans les municipalités. M. Poulin a profité du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui se tenait à Québec jeudi, pour annoncer son intention d'abroger l'article 245.1 de la Loi sur ...

Publié hier à 14h00

Tarification de l'eau: le Québec est mûr pour une réflexion

Le Québec est mûr pour une réflexion sur l'utilisation de l'eau potable et sa tarification. C'est ce qu'a laissé entendre jeudi le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin. En commission parlementaire, il a évoqué des exemples où le recours à des compteurs d'eau avait permis de réduire de façon importante la consommation d'eau, ce qui ...

Publié hier à 12h15

Biodiversité: la ministre Déry est sceptique sur l’objectif des 30 % en 2030

La nouvelle ministre de l’Environnement, Pascale Déry, doute qu’il soit possible de protéger 30 % du territoire québécois d'ici 2030, un engagement qui découle de la COP15 sur la biodiversité tenue à Montréal en 2022. Actuellement, le Québec protège environ 18 % de son territoire, soit 1% de plus qu’en 2020. «Est-ce réaliste» d’aller «chercher ...