Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

François Legault nomme Ian Lafrenière comme ministre des Affaires autochtones

durée 11h52
9 octobre 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Inès Lombardo, Journaliste

En parallèle de l'annonce du nouveau ministre aux Affaires autochtones, le député de Vachon Ian Lafrenière, François Legault a rappelé ce vendredi aux Québécois de ne pas se retrouver pour l'Action de Grâce tout en soulignant une stabilisation dans les cas, qui restent encore « beaucoup trop élevés ».

Ce 9 octobre, Ian Lafrenière, député de Vachon, a été nommé pour remplacer Sylvie D'Amours. Une volonté de « donner un nouvel élan » aux relations avec les onze nations autochtones. La sous-ministre Marie-José Thomas s'est également fait montrer la porte du doigt mais n'a pas encore de successeur.e.

Le nouveau ministre a été policier pendant 28 ans, un poste qui pourrait être vu d'un mauvais oeil après les nombreux conflits et heurts qui ont pu opposer les premières nations aux services de polices dans l'histoire du Québec.

« Ian a beaucoup d'humanité [...). Qui de mieux qu'un policier qui a la connaissance du terrain et des communautés autochtones, peut régler ces problématiques ? » a lancé le premier ministre.

« Je serai jugé sur mes actions », a brièvement fait valoir Ian Lafrenière aux journalistes.

Refus renouvelé de reconnaître le racisme systémique

François Legault a repris  « C'est important de rebâtir la confiance entre le gouvernement et les nations autochtones. Il faut aussi que tous les Québécois comprennent que dans l'histoire du Canada, y a eu beaucoup de blessures. Pour rappel, des bébés ont été arrachés à des nations autochtones pour aller dans les pensionnats. Il y a encore des relents de tout cela. »

Pour lui, le décès de Joyce Echaquan le 28 septembre à l'hôpital de Joliette sous les injures racistes n'est pas une exception. 

De nouveau interrogé sur la reconnaissance du racisme systémique, il atoutefois rappelé: « Au lieu d'une guerre de mots, il faut prendre des actions. Il y a du racisme, mais je ne reconnais pas de système raciste ».

Quant à Ian Lafrenière, qui a accepté « ce défi avec beaucoup d'humilité»  en commentant : « Le racisme systémique n'est pas le terme qui fait l'unanimité. Nous reconnaissons qu'il y a du racisme, notamment quelques pommes pourries dans les services de polices et le réseau de la santé. (...) Les échos que j'ai des communautés autochtones sur le terrain pour l'instant, c'est que les gens veulent de l’action. Il y a plusieurs rapports, dont le rapport Viens, mais peu d'action ».

Une commande claire du gouvernement, qui veut du concret rapidement, dans les prochains mois.

Selon le nouveau ministre, il y a beaucoup de méconnaissance entre  les policiers sur le terrain et les autochtones. En sortant de cette conférence de presse il a annoncé qu'il contactera chacun des chefs pour une discussion ouverte. « Je suis disponible pour eux », a-t-il martelé.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Ottawa rétablira le poste d'envoyée spéciale pour les femmes, la paix et la sécurité

Ottawa va rétablir le poste d'envoyée spéciale pour les femmes, la paix et la sécurité dans les semaines à venir, a déclaré jeudi la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, revenant ainsi sur une décision qui avait conduit à la suppression de ce poste il y a plus d'un an. S'exprimant lors du Sommet sur l'espace civique d'Ottawa, Mme Anand ...

Publié à 12h05

Le ministre Mathieu Lévesque présente son Conseil des régions

Le député de Chapleau et ministre délégué aux Régions, Mathieu Lévesque, a présenté jeudi son nouveau Conseil des régions composé de 18 élus représentant chacune des régions administratives du Québec. La création d'un Conseil des régions est l'initiative de la première ministre Christine Fréchette. L'instance se réunira aux deux semaines afin de ...

Publié à 9h00

Le gouvernement Carney veut accorder une valeur pécuniaire à la nature

Le gouvernement Carney s'apprête à mettre sur pied un groupe de travail qui définira comment mesurer la valeur économique de la nature. L'objectif derrière ce concept imparfait et qui ne fait pas l'unanimité est de mieux protéger la nature des hommes. Combien de milliards de dollars vaut la pollinisation des abeilles, nécessaire à la production ...