Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Scène fédérale

Trudeau et Poilievre s'affrontent dans de premiers échanges en Chambre

durée 18h00
22 septembre 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau et le nouveau chef de l'opposition officielle, Pierre Poilievre, ont opposé leurs visions sur les meilleures façons de lutter contre la hausse du coût de la vie, jeudi, au cours de premiers échanges en période des questions aux Communes.

Le leader conservateur a réitéré ses demandes que les libéraux annulent «les hausses de taxes» prévues en faisant référence à l'augmentation des plafonds de cotisation à l'assurance-emploi et au Régime de pension du Canada.

«C’est exactement le pire temps pour augmenter les coûts pour les Canadiens. Est-ce que le premier ministre va annuler les augmentations de taxes sur l’essence, le chauffage, la nourriture et les chèques de paye?», a lancé M. Poilievre.

M. Trudeau a répliqué en invitant son adversaire politique à appuyer les mesures récemment annoncées par son gouvernement et contenues dans ses projets de loi C-30 et C-31, comme une prestation pour soins dentaires et un doublement du crédit pour la TPS.

«Le leader de l'opposition officielle a l'occasion d'appuyer ces mesures et livrer de l'aide directement aux Canadiens. J'espère que c'est exactement ce qu'il fera», a dit le premier ministre.

Les conservateurs se sont exprimés en faveur de la hausse du crédit pour la TPS, mais s'opposent aux chèques proposés pour couvrir des frais de santé bucco-dentaire.

«Nous n'allons pas soutenir des hausses de taxes pour les Canadiens», a martelé M. Poilievre jeudi. 

Il a aussi affirmé qu'au cours des trois prochaines années, Ottawa allait collecter 10 milliards $ de plus «en taxe sur l'assurance-emploi qu'ils paieront en avantages».

«(Cela) permettra au premier ministre de se saisir de la différence pour nourrir son appétit insatiable pour les dépenses», a soutenu M. Poilievre.

M. Trudeau a répondu que les cotisations d'assurance-emploi étaient en fait plus élevées lorsque M. Poilievre était ministre de l'Emploi sous l'ex-gouvernement de Stephen Harper, réitérant une attaque formulée la veille par la vice-première ministre Chrystia Freeland.

Le chef libéral a en outre fait valoir que le nouveau chef conservateur avait clairement montré ses couleurs en s'opposant à la hausse d'impôt sur le 1 % des Canadiens les plus riches instaurée par le gouvernement Trudeau dès qu'il a entamé son premier mandat.

«Nous avons vu où (il) loge. De ce côté-ci de la Chambre, nous restons concentrés à réellement aider les Canadiens», a-t-il envoyé.

Malgré deux visions aux antipodes, le ton des premiers échanges en Chambre entre les deux opposants politiques n'a pas été particulièrement acrimonieux.

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 15h53

Hockey Québec désavoue Hockey Canada et retient des fonds qui lui sont destinés

Hockey Québec a adopté une motion de désaveu envers Hockey Canada, en laquelle la fédération provinciale n'a plus confiance, et retiendra des fonds habituellement transférés à l'organisme national. La motion, adoptée lors de la séance du conseil d'administration de Hockey Québec mardi soir, a d'abord été rapportée par La Presse. Cette motion ...

durée Hier 13h26

Immigration: Trudeau maintient sa position face aux demandes de Legault

Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a semblé maintenir la porte fermée, mercredi, face aux demandes de son homologue québécois, François Legault, pour des pouvoirs accrus en immigration. «On a parlé de la protection du français et, comme vous le savez, on est là pour protéger le français au Québec et partout à travers le pays. On va ...

4 octobre 2022

Deux juristes s'opposent sur la mention de la Charte de la langue française dans C-13

Deux éminents juristes ont présenté des opinions divergentes quant à la mention de la Charte de la langue française dans le projet de loi visant à moderniser la Loi sur les langues officielles, lors d'une comparution lundi devant un comité sénatorial. Questionné par le sénateur montréalais Tony Loffreda qui se demandait s'il s'agit d'un «terrain ...