Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une taxe sur les véhicules polluants

«Taxe orange»: les oppositions accusent la CAQ d’«hypocrisie»

«Taxe orange»: les oppositions accusent la CAQ d’«hypocrisie»
Photo: La Presse Canadienne, 2023
durée

Les oppositions accusent le gouvernement Legault d’«hypocrisie» alors qu’il vient d’adopter une loi qui va permettre aux villes de taxer les véhicules polluants. Une mesure similaire à ce que proposait Québec solidaire lors de la dernière campagne électorale et que François Legault a souvent ridiculisée en la qualifiant de «taxe orange». 

«Ultimement dans ce dossier-là aussi, on peut voir l'hypocrisie de la Coalition avenir Québec. (...) La CAQ est en contradiction par rapport à ses propres affirmations de la dernière campagne électorale», a expliqué le chef libéral intérimaire Marc Tanguay.

La volonté de taxer l’achat des véhicules plus polluants a fait mal à QS lors de la précédente élection, surtout dans les régions rurales. Le chef parlementaire solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a assuré que son parti avait tourné la page sur cette proposition. Malgré tout, il n’a pas manqué d’écorcher le gouvernement sur sa nouvelle loi. 

«C'est très typique, cette histoire-là, de la manière caquiste de gouverner. (...) C'est dire quelque chose devant les caméras de télévision, puis ensuite essayer, en espérant que les gens ne remarquent pas, qu'on est en train de faire autre chose», a-t-il lancé vendredi en point de presse. 

«Ce que le gouvernement fait, c'est pelleter dans la cour des municipalités des responsabilités qui devraient être celles du gouvernement du Québec. C'est au gouvernement québécois de financer la construction des routes, la construction des autoroutes et aussi le financement du transport collectif», a ajouté M. Nadeau-Dubois. 

Le Parti québécois (PQ) dénonce également le double discours du gouvernement. 

«Je pense que ce n'est pas la première fois qu'on voit la CAQ dire quelque chose à gros trait pendant une campagne électorale pour ensuite faire l'inverse. C'est un autre exemple. Donc, ce sont de bonnes questions, je pense qu'elles doivent être posées à la CAQ en termes de transparence de leurs intentions», a expliqué le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. 

Questionné à savoir si le PQ retirerait une telle mesure, M. St-Pierre Plamondon s’est contenté de répondre: «si vous cherchez dans notre programme nos prises de position, cette mesure-là, elle n'est pas là.»

La ministre des Transports, Geneviève Guilbault, a défendu la nouvelle loi. «Le gouvernement n'a décrété aucune nouvelle taxe. Ce qu'on fait dans le cadre du projet de loi 39, c'est de donner plus de pouvoir aux municipalités, ce que les municipalités nous demandaient depuis longtemps», a-t-elle affirmé, ajoutant que seules les villes offrant du transport collectif pourront utiliser ce pouvoir de taxation. 

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Décarbonation des bâtiments: 14 recommandations présentées à la ministre Déry
Publié à 15h00

Décarbonation des bâtiments: 14 recommandations présentées à la ministre Déry

Le gouvernement du Québec doit instaurer la tarification dynamique de l'électricité, interdire les nouveaux raccordements au gaz naturel et réduire la demande en énergie du parc immobilier. Ces demandes font partie des 14 recommandations du neuvième avis du Comité consultatif sur les changements climatiques, publié lundi matin. Cet avis, ...

Louise Arbour devient la nouvelle gouverneure générale du Canada
Publié à 9h00

Louise Arbour devient la nouvelle gouverneure générale du Canada

La cérémonie d'installation de l'ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour en tant que 31e gouverneure générale du Canada aura lieu ce lundi à Ottawa. La cérémonie, qui se tiendra au Sénat du Canada et qui commencera vers 10 heures, comprendra un salut de 21 coups de canon, une lecture de poésie et deux prestations musicales. Le ...

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels
Publié hier à 15h00

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels

Les modèles économiques sur lesquels s'appuient des gouvernements, des banques et des investisseurs pour évaluer les risques climatiques sont fondamentalement erronés, selon un récent rapport qui a fait l’objet d’une conférence au Sommet de la finance durable, à Montréal. Les institutions financières et les décideurs politiques se ...