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Une ex-membre du C.A. de la SAAQ défend les compétences de Karl Malenfant

Une ex-membre du C.A. de la SAAQ défend les compétences de Karl Malenfant
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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Une ancienne membre du conseil d'administration de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) demeure convaincue que Karl Malenfant était «la bonne personne» pour diriger le département des technologies de l'information (TI) de l'organisation.

Anne-Marie Croteau a ouvert, mardi matin, la troisième semaine des travaux de la commission Gallant, qui enquête sur les ratés du virage numérique de la SAAQ.

Mme Croteau a été présidente du comité des TI du C.A. de la SAAQ lors de l'embauche de M. Malenfant. Elle l'a décrit comme le «porteur de ballon» du projet de modernisation des systèmes informatiques de la société d'État, dont la création de la plateforme SAAQclic.

Mme Croteau n'a pas pris part au processus de sélection, mais s'est souvenue d'avoir participé à la dernière entrevue visant à confirmer l'embauche de M. Malenfant comme vice-président responsable des TI de la SAAQ en 2013.

Ne connaissant pas M. Malenfant avant de le rencontrer, elle a tout de même été charmée par le parcours de l'homme. Il avait notamment passé par Hydro-Québec, où il avait mené un projet informatique similaire à ce que souhaitait entreprendre la SAAQ.

«Nous, on était convaincus, et je le suis encore, qu’on avait la bonne personne», a dit celle qui est professeure titulaire spécialisée en gestion des TI à l'Université Concordia, ainsi que doyenne de l'École de gestion John-Molson.

«Le fait que ç'a été difficile à Hydro-Québec (l'implantation du projet informatique), on se disait que c'est peut-être une façon d'apprendre des expériences passées. Et c'était pour nous même un peu une garantie qu'il allait faire attention aux anciennes erreurs s'il y en a eu», a-t-elle ajouté.

Mme Croteau a quitté le C.A. de la SAAQ en 2019 après 10 ans d'implication. Au moment de partir, elle était persuadée que le virage numérique de la société d'État était sur la bonne voie.

«Je quittais avec beaucoup de fierté. J'étais convaincue que c'était gagnant cette affaire-là. (...) Quand cette histoire-là est sortie en février 2023, j'étais atterrée. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer, sinon le problème avec l'authentification gouvernementale», a-t-elle témoigné.

Les déboires de la plateforme transactionnelle à l'hiver 2023 avaient provoqué de longues files d’attente devant les succursales de la SAAQ, alors que, dans les semaines précédentes, les services avaient été limités afin de convertir des milliards de données.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

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