Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Commission d'enquête Gallant

SAAQclic: l'intégrité sur la sélection du consortium défendue

SAAQclic: l'intégrité sur la sélection du consortium défendue
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

Un ancien employé de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a défendu mardi l'intégrité du processus d'appel d'offres pour le développement de la plateforme SAAQclic. Il a assuré que personne n'a subi de pression indue pour sélectionner les fournisseurs.

Jean-Marc Perrotte a témoigné à la commission Gallant, qui enquête sur les ratés du virage numérique de la société d'État. Il a notamment fait partie du comité de sélection ayant recommandé de conclure le contrat avec le consortium formé des firmes SAP et LGS en 2017.

«Moi au niveau du comité de sélection, jamais j’ai eu de l’interférence, que ce soit à l’interne de la société ou à l’externe, a-t-il déclaré. Et à ma connaissance — vous pourriez leur poser la question — (pour) les autres membres, je n'ai pas eu non plus ouï-dire que quelqu'un avait fait quelque pression que ce soit sur nous sept pour choisir l’alliance qu’on a choisie

L'homme a travaillé sur le projet informatique de la SAAQ, connu sous le nom de CASA, après son implication au sein du processus d'appel d'offres. Il a quitté la société pour la retraite en juillet 2018.

La semaine dernière, la commission a révélé des documents faisant état d'«une apparence de favoritisme» et «une «perception de favoritisme à l'égard d'une alliance» chez certains membres de comités aviseurs.

Ces derniers avaient pour objectif de conseiller le comité de sélection sur des aspects précis des soumissions reçues. Parmi les membres de ces comités, se retrouvaient des consultants externes embauchés pour préparer le processus d'appel d'offres.

Un cadre de la SAAQ, Nicolas Vincent, qui a supervisé les comités aviseurs, avait témoigné à ce sujet la semaine dernière. Il disait qu'«une perception» se dégageait «que ceux qui avaient préparé l'appel d'offres avaient un favoritisme pour aller vers une solution SAP», le fournisseur du logiciel.

M. Perrotte a fait aussi partie d'un de ces comités aviseurs. Il s'est souvenu de la présence de ressources externes prenant davantage de place et qui évaluaient des soumissions avec des notes plus faibles que les autres membres du comité lors d'une réunion.

Après avoir fait part de cette situation à l'équipe de gestion contractuelle de la SAAQ, M. Perrotte dit n'avoir jamais revu ces personnes de l'externe aux rencontres suivantes.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié hier à 18h00

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié le 12 juin 2026

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié le 12 juin 2026

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...