Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Commission d'enquête Gallant

L'avocat de Karl Malenfant prétend qu'il avait le droit de voir les soumissions

L'avocat de Karl Malenfant prétend qu'il avait le droit de voir les soumissions
Photo: La Presse Canadienne, 2025
durée

L’avocat de Karl Malenfant, Me Jean-François Bertrand, est intervenu en tout début d’audience, lundi matin à Montréal, pour soutenir que son client, l’architecte du projet SAAQclic, avait bel et bien le droit de consulter l’appel d’offres d’un soumissionnaire et qu’il y a des documents pour le démontrer.

Au quatrième jour du témoignage de l’ancien vice-président responsable des technologies de l’information de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), cette intervention a amené le commissaire Denis Gallant à ramener l’avocat à l’ordre puisqu’il n’a pas le statut de participant.

L’objectif de Me Bertrand était de contrecarrer l’impression laissée la semaine dernière alors que Karl Malenfant avait soutenu ne jamais avoir eu accès aux soumissions jusqu’à ce que le procureur de la commission Gallant, Me Alexandre Thériault-Marois, lui montre un courriel qu’il s’était envoyé à lui-même qui contenait une de ces soumissions.

La façon dont la question avait été présentée la semaine dernière laissait entendre que M. Malenfant n’avait pas le droit de consulter ces documents, ce qu’a contesté son avocat devant les journalistes au sortir de l’audience à la pause du dîner. «Lorsqu'on présente des documents à un témoin, et qu’on ne présente pas l'ensemble des documents – et vous allez les voir lorsque ça sera déposé, les documents sont clairs. J'ai vu partout dans les journaux en fin de semaine, c'est écœurant, il gardait avec lui des documents hautement confidentiels, appropriés illégalement. C'était faux, il avait le droit de les avoir», a pesté l’avocat qui venait tout juste d’avoir une autre prise de bec avec le commissaire qui a dû l’enjoindre de cesser de parler et de s’asseoir à plus d’une reprise.

La question entourant les documents auxquels faisait référence Me Bertrand devait être discutée plus tard en après-midi.

L’interrogatoire de Karl Malenfant s’est donc poursuivi avec de nombreux détails sur le contrat accordé à l’Alliance SAP-LGS (IBM) et les multiples demandes d’ajustement de projet qui ne cessaient de faire gonfler la facture.

Dès décembre 2020, Karl Malenfant savait qu’il se dirigeait vers un manque à gagner de 222 millions $ au contrat de 458 millions $. Pourtant, «l’argent était là», a-t-il affirmé sans broncher, donnant l’impression qu’il voyait le contrat et les fonds de la SAAQ comme des vases communicants, jusqu’à ce que le commissaire Gallant lui rappelle que non, il n’y avait plus d’argent dans le contrat.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié à 18h00

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié hier à 18h00

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié hier à 15h00

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...