Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Commission d'enquête Gallant

SAAQclic: un ex-consultant externe avait déjà suggéré la suspension du projet

SAAQclic: un ex-consultant externe avait déjà suggéré la suspension du projet
Photo: La Presse Canadienne, 2025
durée

La suspension de la transformation technologique de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) a déjà été discutée au cours du développement du projet.

C'est ce qu'a évoqué un ancien consultant externe mardi matin devant la commission Gallant qui enquête sur les déboires du virage numérique de la société d'État.

Selon son témoignage, Stéphane Mercier a soulevé l'idée de suspendre le projet informatique nommé CASA auprès de l'ex-vice-président aux technologies de l'information de la SAAQ, Karl Malenfant, aux alentours de 2019 et 2020.

«Karl l'accueille parce qu'il est rigoureux. On l'analyse», a dit M. Mercier, qui a travaillé auprès de la SAAQ entre 2013 et 2022. Mais l'impact sur les coûts est «trop élevé», alors «on continue», a-t-il poursuivi.

M. Mercier a observé que la direction de la société d'État «de façon générale voulait faire le projet», qui comprend la plateforme SAAQclic.

«Je ne dis pas qu'ils voulaient le faire à tout prix, mais on voulait le faire. Ça, on le sentait fortement», a déclaré le témoin.

«La suspension est venue à chaque replanification. On se posait la question, a-t-il précisé. En calculant le coût d'impact, on arrive toujours à la même réponse: le coût d'impact est trop élevé. Malgré les écarts et les écueils qu'on rencontre, on continue

À sa connaissance, le projet ne prévoyait pas de critères déterminant le déclenchement d'un processus de suspension.

Il a déjà eu également des discussions avec le vis-à-vis de M. Malenfant à la firme LGS, Nabil Aboutanos, concernant «une pause», alors que des problèmes de réalisation étaient sur le radar. «Est-ce qu'on peut prendre une pause, refaire nos devoirs et repartir? C'est le genre de discussions que j'avais avec Nabil», a relaté M. Mercier.

À une question du procureur de la commission, Alexandre Thériault-Marois, M. Mercier a reconnu qu'il n'était pas dans «le camp des optimistes» face au dénouement du projet, quand il a quitté ses fonctions à l'automne 2020 avant de revenir à la SAAQ en 2022.

«La direction de la SAAQ était un peu prise. Plus tu attends, plus tu es dépendant de la firme et plus le coût d'impact est élevé. C'est comme un cercle vicieux. (...) Moi, j'étais au bout du modèle, je vais le dire comme ça», a-t-il dit.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté
Publié à 18h00

Le projet de loi 23 sur les hospitalisations forcées est adopté

Contre toute attente, les élus de l'Assemblée nationale ont réussi à adopter, vendredi, l'imposant projet de loi 23 qui assouplit les critères pour hospitaliser de force une personne en crise. «Je ne vous cacherai pas que le chemin n'a pas été facile. Les derniers jours, et même les dernières heures, ont été particulièrement intenses», ...

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent
Publié hier à 18h00

Rapport de la Commissaire: Québec dépense trop en santé et les services diminuent

Le gouvernement dépense trop en santé en fonction de son PIB et la quantité des services de santé diminue. C'est ce qui est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être, publié jeudi. Durant la période analysée, de 2015 à 2023, « la croissance moyenne des dépenses publiques de santé et de services ...

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035
Publié hier à 15h00

Québec revoit à la baisse sa cible de ventes de véhicules électriques pour 2035

Le gouvernement du Québec assouplit ses objectifs concernant les ventes de véhicules électriques: il souhaite désormais atteindre une cible de 80 % en 2035, plutôt que 100 % tel que prévu. L'automne dernier, le gouvernement caquiste avait déjà reculé sur sa volonté d'interdire la vente de véhicules à essence à partir de 2035. Bernard ...