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Montée phénoménale des cas de chlamydia chez les jeunes

Une publication Néomédia
Affiche pour la campagne Je Passe le Test, qui offre des tests de dépistage de la chlamydia gratuits aux jeunes de 15-29 ans, à l'école secondaire Saint-Maxime.
Photo: Photo Cédérick Caron

Affiche pour la campagne Je Passe le Test, qui offre des tests de dépistage de la chlamydia gratuits aux jeunes de 15-29 ans, à l'école secondaire Saint-Maxime.

Depuis 2000, le nombre de diagnostics de chlamydia chez les Lavallois de 15 à 29 ans a plus que doublé, passant de 375 à 928 en 2012. Cette montée fulgurante a poussé les autorités de la santé lavalloises à passer à l’action contre cette infection transmise sexuellement (ITS).

La campagne Je passe le test, organisée conjointement entre la Commission scolaire de Laval (CSDL), l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de Laval et le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Laval, fera la tournée de toutes les écoles de formation professionnelle et d’éducation aux adultes à Laval – sept au total – en plus de cinq écoles secondaires et le Collège Montmorency durant l’année scolaire.

À ce jour, 55 tests de dépistage ont été réalisés dans les écoles secondaires et 323 tests de dépistage dans les écoles de formation professionnelle, d'éducation aux adultes et au Collège Montmorency. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de tests positifs dans les écoles secondaires.

En dépit de cette bonne nouvelle, Nadia Campanelli, agente de planification du projet pour l’ASSS de Laval, avertit que cela n’indique pas que le problème disparaît chez les jeunes.

«Les diagnostics de chlamydia chez les 15 à 29 ans demeurent à la hausse chaque année au Québec, et ce, même si aucun des tests de dépistage dans les écoles secondaires n’est revenu positif. Ce qui est encourageant, par contre, est que le nombre de jeunes qui passent le test augmente annuellement», a expliqué Mme Campanelli.

Campagne d'information

Selon Stéphanie Daignault, porte-parole de l’ASSS de Laval, la campagne ne vise pas uniquement à offrir des tests de dépistage, mais sert également à informer les jeunes des risques de contracter des ITS.

«Il y a un kiosque qui est installé sur les lieux et donne de l’information sur la chlamydia et autres ITS, dont le virus du papillome humain (VPH), et ils offrent de passer de façon volontaire et confidentielle un test de dépistage de la chlamydia, a expliqué Mme Daignault. Par la suite, ceux qui ont un test positif peuvent se faire référer à un professionnel de la santé.

On a commencé la campagne en janvier 2009, et elle est récurrente chaque année. Cette année [scolaire], nous avons introduit la campagne dans cinq écoles secondaires de la région et nous comptons continuer sur cette voie», a-t-elle ajouté.

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