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Une vingtaine d’organismes communautaires souffrent

La responsable du secteur secteur jeunesse de la Maison de quartier de Fabreville, Julie Alain, ainsi que la directrice et fondatrice de la Maison des enfants le Dauphin de Laval, Stéphanie Leblanc, ont indiqué à L'Écho de Laval que l'avenir financier de leurs organismes est incertain depuis qu'ils ne reçoivent plus de financement de la part de la Fondation Marcel-Vaillancourt, dont les activités sont suspendues pour le moment.
Photo: PHOTO ALARIE PHOTOSLa responsable du secteur secteur jeunesse de la Maison de quartier de Fabreville, Julie Alain, ainsi que la directrice et fondatrice de la Maison des enfants le Dauphin de Laval, Stéphanie Leblanc, ont indiqué à L'Écho de Laval que l'avenir financier de leurs organismes est incertain depuis qu'ils ne reçoivent plus de financement de la part de la Fondation Marcel-Vaillancourt, dont les activités sont suspendues pour le moment.
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Des dizaines d’organismes communautaires lavallois écopent durement de l’arrêt des activités de la Fondation Marcel-Vaillancourt (FMV), qui leur distribuait près de 250 000 $ grâce à son dîner-bénéfice annuel.

Les activités de la fondation sont tombées dans la disgrâce lorsqu’il fut révélé que plusieurs patrons d’honneur recevaient également des contrats importants de la Ville de Laval, alors dirigée par Gilles Vaillancourt. Ces liens d’apparences douteuses auraient mené à l’annulation de l’édition 2013 de l’évènement principal de l’organisme : la soirée Homard à volonté, espoir illimité.

Par contre, la FMV était une donatrice importante pour une vingtaine d’organismes communautaires. En effet, la fondation à l’honneur du père de Gilles Vaillancourt accordait des subventions allant jusqu’à 20 000 $ pour financer des activités auprès de la jeunesse lavalloise. La disparition de ces sommes a donc mené à la disparition de plusieurs services communautaires.

«À [la Maison de Quartier de Fabreville (MQF)], l’argent qu’on recevait aidait deux ateliers, dont l’atelier d’aide aux devoirs qu’on a dû couper complètement. Plusieurs parents sont très déçus, car plus de 60 % des participants provenaient de cultures différentes dont les parents ne parlaient pas le français», explique Julie Alain, responsable du secteur jeunesse de la MQF, qui recevait annuellement 10 000 $ de la fondation.

Employés affectés

D’autres organismes, tels que la Maison des enfants Le Dauphin de Laval, qui recevaient régulièrement la somme de 20 000 $ ou plus, voient un avenir financier difficile si les activités de la FMV ne reprennent jamais.

«Il n’y a pas encore eu de coupes chez nous, mais j’avoue qu’en ce moment, l’équipe est très fatiguée et qu’on remet peut-être en question certains services qu’on offre aux enfants, admet Stéphanie Leblanc, directrice et fondatrice de l’organisme, à L’Écho de Laval. S’il n’y a pas eu de coupes chez nous à date, ce n’est pas parce qu’il n’aurait pas dû en avoir, mais parce qu’on a redoublé d’ardeur avec les bénévoles et l’équipe.»

La direction Regroupement des familles monoparentales et recomposées de Laval (RFMRL), qui a vu sa subvention de la fondation réduite de moitié à 5 000 $ avant de disparaître soudainement, voit également un avenir difficile.

«On a perdu 10 000 $ en deux ans, donc on est obligés de prendre notre argent de l’encaisse et on a de la misère à développer, explique le directeur général, Alexandre Villeneuve. L’argent devient serré pas mal là.»

Avenir de la FMV incertain

En dépit de la polémique entourant la Fondation Marcel-Vaillancourt, le conseil d’administration n’a toujours pas tranché sur l’avenir de l’organisme. En effet, le vice-président du conseil a dévoilé à L’Écho qu’il était toujours possible que la FMV redémarre ses activités en 2014.

«Pour le moment, le conseil d’administration existe toujours et les membres sont toujours là […] et on attend pour se repencher sur l’opportunité de faire un évènement l’année prochaine, dit Pierre Patenaude. Pour le moment, le tout est mis sur la glace.»

M. Patenaude a toutefois admis qu’au début de l’année 2013, il restait environ 91 000 $ dans l’encaisse de la fondation. La direction aurait alors décidé de remettre 10 000 $ à six organismes dont elle jugeait que le besoin était le plus grand, faisant en sorte qu’il reste toujours environ 31 000 $ dans l’encaisse de la FMV. L’organisme compte garder cette somme jusqu’à ce que son avenir soit décidé. Le C.A. devrait prendre une décision à cet égard «au plus tard d’ici janvier prochain.»

Questionné au sujet du succès potentiel d’un nouveau dîner homard, le vice-président du C.A. demeure sceptique que la fondation puisse toujours souscrire 250 000 $. «C’est ça le problème, on ne le sait pas, dit M. Patenaude. Le paysage est moins propice [au succès de l’évènement]. Il y a des patrons d’honneur qui nous ont dit qu’ils n’embarqueraient plus et c’est une activité qui coûte cher, donc il faut que ça rapporte de l’argent.»

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