Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Code d’éthique plus sévère pour les élus municipaux

durée 13h30
31 janvier 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Christopher Nardi

L’administration Demers veut mettre en place un code d’éthique plus sévère pour les élus municipaux qui les obligerait, entre autres, à dénoncer les situations de conflits d’intérêts.

Au moment d’écrire ces lignes, le conseil municipal s’apprêtait à approuver un code beaucoup plus rigoureux lors de la séance du conseil du 3 février.

«Les élus de Laval s’imposent un régime contraignant», a affirmé Marc Demers par voie de communiqué. «L’administration politique se donne un guide auquel elle pourra se référer pour déterminer la conduite à prendre dans des situations qui peuvent être parfois ambiguës.»

Ainsi, contrairement à l’ancienne version du code, cette mise à jour propose une section qui définit clairement ce que représente une situation de conflits d’intérêts.

«Présence chez un membre d’un intérêt qui, aux yeux d’une personne raisonnablement informée, est susceptible de l’influencer dans l’exercice de ses fonctions en affectant l’impartialité de ses opinions ou de ses décisions. La situation de conflit d’intérêts peut être réelle, apparente ou potentielle», peut-on lire dans le document obtenu par L’Écho de Laval.

En plus d’interdire à un élu de se placer en conflit d’intérêts, le code d’éthique obligera aux membres du conseil de dénoncer ces situations s’ils en sont témoins. De plus, ceux-ci devront en faire part au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) en plus de la Ville de Laval.

«Il est interdit à tout membre de se placer dans une situation de conflit d’intérêts entre, d’une part, son intérêt ou celui de ses proches et, d’autre part, les devoirs de sa fonction», lit-on clairement en point 6.3.1 du document.

Finalement, la révision du code rajoute les proches d’un élu municipal dans la liste de ceux qui n’ont pas le droit de se retrouver en situation de conflit d’intérêts.

Selon les dires de M. Demers, plusieurs de ces changements sont motivés par les propos de témoins ayant passé à la barre de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC).

«Nous avons entendu des témoins de l’ancienne administration prétendre à la commission Charbonneau que ce n’était pas dans leurs attributions de dénoncer les élus délinquants, a soutenu le maire.

C’est de la complicité passive. Les citoyens de Laval en ont été outrés, avec raison.»

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 février 2026

Les IPS au sein d'un GMF pourront directement prendre des patients à leur charge

Elles le réclamaient depuis longtemps, les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) qui œuvrent au sein d'un groupe de médecine de famille (GMF) pourront désormais inscrire directement des patients à leur nom. L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) accueille favorablement l'amendement au projet de loi 19, qui réécrit la ...

Publié le 20 février 2026

Des assurances collectives trop coûteuses pour des employés du secteur public

D'une même voix, sept organisations syndicales — représentant notamment des enseignantes, des travailleurs de la santé et des employés d'organismes gouvernementaux — demandent au gouvernement du Québec d'imposer un plafond aux honoraires que les pharmaciens facturent aux régimes privés. Elles affirment que plusieurs de leurs membres remettent en ...

Publié le 19 février 2026

Dons d'organes: Québec renonce à dissoudre Transplant Québec

Le gouvernement Legault renonce à dissoudre Transplant Québec afin de confier ses activités à Héma-Québec. La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a déposé mercredi une série d'amendements pour modifier son projet de loi 7 visant à réduire la bureaucratie et à accroître l'efficacité de l'État. Elle a expliqué en commission ...