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Une taxe de 27 $ qui soulève la colère

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LAVAL - 

À chaque année, des milliers de Lavallois propriétaires de chiens défraient un montant de 27 $ pour identifier leur chien. À voir l’état des parcs à chiens de l’île Jésus, ils sont plusieurs à se demander où va leur argent.

Entretien déficient à l’année, boue, pelouse abîmée qui ne s’irrigue pas, absence d’éclairage, l’état des parcs canins soulève l’exaspération des propriétaires de chiens lavallois.

«J’ai toujours payé mes médailles, mais l’année dernière, j’ai refusé de payer car je voulais parler à un administrateur de la Ville, confie Suzanne St-André, qui fréquentait le parc Laval-Ouest avec son chien. La police est rapidement venue me donner un avis quelques jours plus tard.»

Mme St-André s’indigne de l’abus de réglementation envers les chiens.

«On n’a pas le droit d’aller ici, par le droit de faire ça, les seules installations que l’on peut utiliser sont les parcs à chiens, qui sont une vraie farce. Une clôture, une porte, une pancarte et c’est tout.»

Une pétition pour que ça change

Marc-André Le Tourneux fréquente le parc de Lausanne avec son chien Léo depuis trois ans, à raison de cinq à six fois par semaine.

Il en a eu assez de l’état «lamentable» du parc et il a décidé de lancer une pétition pour faire changer les choses.

«Ça fait des années qu’on demande aux élus municipaux d’améliorer l’état des parcs à chiens de Laval. On n’a jamais eu de réponse positive, explique M. Le Tourneux, qui a intitulé sa pétition La bouette, ça suffit. Ce qu’on voudrait au parc de Lausanne, c’est un meilleur drainage du sol. À chaque pluie, l’eau s’accumule et les chiens jouent dans la boue.»

Le parc de Lausanne est le plus vieux parc canin de l’île Jésus.

Lorsque rencontré par L’Écho de Laval, Marc-André Le Tourneux avait récolté 250 signatures depuis le 11 avril. Il veut obtenir 2 000 signatures avant de remettre la pétition à la Ville, qui a préféré refuser de commenter l’initiative de M. LeTourneux.

Blainville, un modèle

Sur le site Internet de la pétition, Marc-André Le Tourneux utilise le parc canin des Bolivars, situé à Blainville, comme idéal recherché par les signataires.

Le parc blainvillois dispose d’abreuvoirs, de clôtures de six pieds de hauteur, de distributeurs de sacs à excréments et même de modules de jeux. Il s’agit d’un véritable parc cinq étoiles.

Or, les citoyens propriétaires de chiens de Blainville ne paient pas un sou pour obtenir la licence pour leurs bêtes.

«Je ne sais pas si je peux être indigné encore plus, commente M. Le Tourneux. Comment se fait-il qu’on n’ait pas plus de services que ça? Je me demande ce qu’ils font avec notre argent.»

Sur le site de la Ville, on justifie le paiement de la licence pour, entre autres, «offrir un meilleur service à la population».

La Ville, via sa porte-parole Nadine Lussier, a confirmé à L’Écho que 17 016 licences avaient été vendues au cours de l’année 2013, pour un total de 459 432 $ de revenu.

De ce montant, un peu plus de 10 000 $ ont servi à la production de médailles, tandis que les vendeurs ont reçu 151 024 $ en commission.

Quant au revenu net de 298 070$, «cette somme couvre en partie les frais du contrat de l’Auberge Zen qui assume l’offre des services animaliers sur notre territoire», affirme Mme Lussier.

 

 

Améliorations proposées par les signataires de Lausanne

-Un revêtement du sol en gravier

-Un terrain plus grand

-Un espace pour petits chiens ou chiots

-Un meilleur entretien des portes d’entrée

-Des abreuvoirs

-Des clôtures de six pieds

-Un éclairage en soirée

-Des distributeurs de sacs

-Plus d’arbres

-Des tables et des bancs en plastique

 

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