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Québec suspend l’administration de la 3e dose de Gardasil

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20 juin 2014
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Par Cédérick Caron
LAVAL - 

Alors que Québec suspend l’administration de la troisième et ultime dose du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), Linda Morin, qui demeure persuadée que ce vaccin a joué un rôle dans le décès de sa fille Annabelle, croit qu’on aurait avantage à miser sur le dépistage préventif.

Le 9 juin dernier, Le Devoir indiquait que le ministère de la Santé avait pris la décision de ne pas administrer la troisième dose du vaccin contre le VPH prévue à la campagne de vaccination chez les adolescentes de troisième secondaire.

La raison évoquée : les données scientifiques actuelles indiqueraient que deux doses assureraient une protection similaire à un coût optimal. L’économie se chiffrerait à 8,5 M$ pour le Québec.

«Cette décision est purement politique et économique, selon moi. Si au moins l’argent économisé pouvait être réinvesti dans la prévention du cancer du col de l’utérus [provoqué par les différentes souches de VPH], en incitant les filles actives sexuellement à passer régulièrement un test Pap», souhaite Linda Morin.

Depuis le décès de sa fille Annabelle, en décembre 2008, cette Lavalloise mène une croisade contre le vaccin Gardasil, persuadée que ce dernier est en cause dans le décès de sa fille qu’elle a retrouvée morte dans sa baignoire. «Cesser d’administrer la troisième dose ne règlera pas la situation. Le problème, c’est la première dose», croit Mme Morin.

Vaccin controversé

Dans son rapport sur la mort d’Annabelle Morin, déposé en décembre 2010, le coroner Michel Ferland conclut que la noyade est la cause de la mort. Il précise qu'il s'agit d'une mort naturelle qu'on ne peut expliquer, mais n'écarte pas la possibilité que le vaccin puisse être en cause.

Il soulève aussi des questions sur le programme de vaccination contre le VPH et recommande à Santé Canada et au ministère de la Santé de mieux informer la population sur les effets secondaires que peut produire le vaccin.

Il mentionnait qu’aux États-Unis, la National Vaccine Information Center répertoriait, à l’époque, 78 décès liés à ce vaccin et suggérait qu’une étude de la sorte soit menée au Canada.

Le vaccin continue aussi de faire couler beaucoup d’encre un peut partout, dont en Europe où des causes judiciaires contre l’entreprise pharmaceutique qui commercialise le produit sur le vieux continent, JV Sanofi Pasteur MSD, ont été entammées.

«En France, il y a 52 cas judiciaires contre le Gardasil. Un des dossiers est même devant une Cour criminelle», soutient Mme Morin qui est en contact avec des filles et leurs parents qui ont connu différentes formes de manifestation d’effets secondaires après avoir reçu ce vaccin.

Au Canada, la Colombie-Britanique a déjà emboîté le pas, tout comme le Québec, et n’administre que deux doses, comme la Suisse également.

De son côté, l’entreprise pharmaceutique qui a créé le vaccin, Merck, maintient qu’il faut trois doses pour que l’efficacité du produit soit optimale.

Du côté du Centre de santé et de services sociaux de Laval, on indique que l’abandon de cette troisième dose n’aura pas d’impact puisqu’elle était administré en même temps que deux autres vaccins.

 

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