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Encore loin d'être un modèle de transport actif

Florent Dufort se rend au travail en vélo à tous les jours au Quartier des spectacles, à Montréal.
Photo: Photo: CourtoisieFlorent Dufort se rend au travail en vélo à tous les jours au Quartier des spectacles, à Montréal.
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LAVAL - 

Alors que la majorité des lavallois se rendent au travail en automobile, Florent Dufort part de chez lui en vélo tous les matins pour aller travailler dans le quartier des spectacles au centre-ville de Montréal.

«À Laval, les gens ne sont pas portés à faire du vélo et ceux qui en font sont vus comme des étranges (sic)», affirme celui qui réside près du métro Cartier, à Laval-des-Rapides.

Aller au travail lui prend environ 40 minutes matin et soir. «Ça aère l’esprit, ça permet de rester en forme et ça me coûte moins cher que d’y aller en auto », avance-t-il.

Père de trois enfants, il utilise son automobile pour les voyages ou les déplacements en famille la fin de semaine.

Ils sont quelque 37 000 Lavallois à utiliser assidument le vélo pour aller au travail ou à l’école, selon une enquête réalisée par Vélo Québec en 2010. Sur une population de 400 000 habitants à l’époque, cela représente près de 9 % de la population.

Pistes cyclables déficientes?

Pour aller à Montréal, Florent Dufort emprunte le pont Viau, plus petit et moins achalandé que les autres, qui comporte une voie pour les piétons et les cyclistes.

Malgré cet atout, il constate plusieurs problèmes avec le réseau cyclable lavallois. «Il y a des tronçons, mais ce n’est pas pour une réelle circulation, c’est plus pour les balades», critique-t-il.

Même son de cloche chez Vélo Québec, qui mentionne que le réseau cyclable à Laval est « à vocation principalement récréative ».

«Il y a un déficit d’aménagement pour des fins de transports pour le travail et l’étude, indique Jean-François Pronovost, vice-président au développement et aux affaires publiques de Vélo Québec. Ce manque fait que les cyclistes risquent davantage de se retrouver en situation de confrontation avec les automobilistes ».

Développer le réseau

«Les rues en banlieues sont dangereuses, témoigne Florent Dufort. Plusieurs automobilistes font leurs arrêts trop rapidement, ne regardent pas avant de tourner ou reculent de leur entrée de garage sans vérifier [si la voie est libre]».

Selon lui, il faudrait développer le réseau de pistes à Laval pour favoriser une meilleure cohabitation entre cyclistes et automobilistes. « À Montréal, ils ont développé des voies rapides en ligne directe nord-sud et est-ouest. C’est ainsi plus facile de se déplacer en restant sur une piste cyclable», indique-t-il.

Le réseau lavallois fait actuellement 175 kilomètres, et la Ville a récemment adopté un Plan de mobilité active pour donner une meilleure place aux déplacements actifs à pied et à vélo, en complément avec les transports publics.

La Ville prévoit injecter 48 M$ d’ici cinq ans pour réaliser 90 km de voies cyclables.

D’ici 2031, la Ville souhaite faire passer de 7 à 14 % la proportion des déplacements faits à pied ou à vélo par ses citoyens.

 

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