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Des drones au-dessus de nos têtes

Christian Garcia et quelques-uns des drones de son entreprise, Falcon Bleu.
Photo: Photo: CourtoisieChristian Garcia et quelques-uns des drones de son entreprise, Falcon Bleu.
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LAVAL - 

Plusieurs seront étonnés d’apprendre que des drones circulent dans le ciel de l’île Jésus. Des entreprises se spécialisent en effet dans la récolte de données, à l’aide de drones équipés de caméras.

«Quand on parle de drones, tout le monde pense à l’armée ou à la police, mais le niveau commercial évolue beaucoup. Il y a plein de possibilités», explique Christian Garcia, président de Falcon Bleu.

L’entreprise lavalloise, enregistrée depuis mars dernier, possède quatre systèmes d’aéronefs non-habités (UAS) équipés de caméras thermiques et «multispectrales».

«Nous faisons surtout affaire avec des agriculteurs, précise M. Garcia. Nos caméras permettent d’obtenir des informations sur la santé de la végétation, de détecter des maladies ou de voir où il manque de l’engrais».

L’entreprise est actuellement en démarchage avec la Ville de Laval pour vérifier l’état de la déforestation et des rivières, et pour faire un suivi de la faune et de la flore.

«Il y a beaucoup de secteurs à développer avec les drones, souligne le président de Falcon Bleu. Nous avons aussi des contacts avec des minières pour vérifier l’impact environnemental de leurs activités et calculer le volume de gravier accumulé».

Sécurité

La sécurité pendant le pilotage de drones est toutefois un enjeu de taille. Les chutes ou les collisions en plein vol avec d’autres appareils sont à éviter.

Des chiffres de Transports Canada obtenus par <I>L’Écho de Laval<I> indiquent que le ministère a enquêté sur 39 incidents mettant en cause des véhicules aériens non habités (UAV). Vingt-trois enquêtes ont eu lieu au Québec.

«Il n’y a pas de raison précise qui explique un nombre plus élevé d’incidents signalés au Québec», mentionne Karine Martel, porte-parole pour Transports Canada.

Elle ajoute que quiconque utilise un UAV à des fins autres que la relaxation, ou dont la masse totale de l’aéronef dépasse 35 kg, est tenu d’obtenir un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS).

L’agence note que l’utilisation de drones s’est continuellement intensifiée dans les dix dernières années, et que c’est en 2012 que le nombre de demandes pour des COAS a commencé à augmenter.

De son côté, Christian Garcia assure que tout est mis en œuvre au niveau sécurité dans son entreprise.

«Nous n’avons jamais eu d’incidents avec nos drones, indique-t-il. Avant chaque vol je vérifie les conditions météorologiques, en plus d’avoir la formation nécessaire et la certification».

 

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