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Les CPE ont manifesté devant les bureaux de la ministre Charbonneau

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Depuis lundi, parents et membres de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) ont tenu des manifestations devant les bureaux de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

L’exercice, le Noël des promesses brisées qui se tenait entre 16 h et 18 h, se terminera ce soir vendredi 19 décembre avant de reprendre de façon hebdomadaire, tous les lundis à compter du 5 janvier.

En organisant ce type de rassemblement, l’AQCPE veut rappeler que le gouvernement a brisé sa promesse électorale en imposant la modulation des tarifs de garde selon le revenu des familles, se traduisant par d’importantes hausses pour la classe moyenne.

«En campagne électorale, Philippe Couillard s’est fait élire en promettant de ne pas augmenter les tarifs au-delà de l’indexation. Une fois élu et alors qu’il connaissait clairement l’état des finances publiques, il a promis la même chose à au moins deux reprises. Cette promesse brisée aura de lourdes conséquences pour la classe moyenne qui a des enfants en services de garde», déclare Louis Senécal, président-directeur général de l’AQCPE.

Celui-ci ajoute que les mesures décrétées par le gouvernement Couillard favorisent le modèle des garderies privées.

«En plus d’imposer la modulation des tarifs, les libéraux paralysent le développement de places en CPE pourtant souhaitées par les parents, et laissent les places en garderies privées non subventionnées se multiplier. En coupant les actifs des CPE pour ensuite les obliger à financer 50 % de la construction de leurs installations, le gouvernement empêche le développement de places de qualité. La promesse de la ministre de la Famille de développer 85 % des 6 300 places en CPE ne sera pas possible.»

La présence de nombreuses garderies privées non subventionnées sur le territoire lavallois fait craindre le pire aux gestionnaires du réseau. Selon eux, le ministère de la Famille compte sur la conclusion d'ententes de partenariats entre les CPE et les garderies commerciales pour développer de nouvelles places.

«Pour nous, il est hors de question de créer des alliances avec des garderies privées non subventionnées puisque nos modèles sont incompatibles, explique Danielle Drouin, directrice générale du CPE Force Vive. Alors que les garderies commerciales sont opérées dans le simple but de faire des profits, les CPE sont des OBNL administrés majoritairement par des parents-utilisateurs; et alors que les garderies commerciales visent à minimiser leurs dépenses pour accroître leur rentabilité, les CPE répondent aussi aux besoins particuliers d'enfants différents, en collaboration avec les organismes du milieu. Nos missions sont différentes et irréconciliables », ajoute-t-elle.

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