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8 juin 2015 - 13:56 | Mis à jour : 14:11

Année difficile pour la TCLCF

Le 2 juin dernier a eu lieu la 27e assemblée générale annuelle de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF). Lors de cette journée, plus de 30 féministes engagées, représentant leur organisme, se sont rassemblées pour faire le point sur l’année 2014-2015, année particulièrement difficile pour la TCLCF, et prendre des décisions cruciales pour l’année charnière qui débute.

Rappelons-le, dès le printemps 2014, les nombreuses mesures d’austérité ont touché de plein fouet la TCLCF, qui a subie dans la dernière année, une décroissance sans précédent. Avec un financement qui a diminué de 100 000 $ en trois ans, la TCLCF, qui comptait quatre travailleuses en avril 2014, ne comptait plus qu’une travailleuse et une stagiaire au 31 mars 2015, date de la fin d’année financière.

Avec la poursuite des mesures d’austérité, l’année 2015-2016 s’annonce toujours aussi précaire pour la TCLCF, les groupes de femmes et les Québécoises en général. En effet, partout à travers le Québec, les tables régionales de concertation du mouvement des femmes subissent une décroissance fulgurante, notamment due à la fin des ententes spécifiques régionales en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute les coupures dans les programmes sociaux et les services publics, qui n’ont de cessent de fragiliser les conditions de vie des femmes et de menacer leurs droits.

La TCLCF, à l’instar des groupes en défense collective des droits, voit ses protocoles de financement se terminer au 31 mars 2016, sans aucune garantie de financement au-delà de cette date.

Protectrice et gardienne des droits des Lavalloises et de leurs conditions de vie, la TCLCF pourrait donc fermer ses portes au 1er avril 2016. Réunies en assemblée générale annuelle, les membres de la TCLCF ont nommé à de nombreuses reprises, leur indignation et leur colère, face à la possibilité de voir leur table régionale de concertation du mouvement des femmes s’éteindre.

Pour démontrer l’urgence d’agir, elles appellent la région de Laval à une mobilisation solidaire par résolution:

  • • «Considérant que les tables régionales de concertation de groupes de femmes jouent un rôle essentiel pour l’égalité des femmes dans chacune des régions du Québec,
  • • Considérant que les tables de concertation permettent aux groupes de femmes et aux comités de conditions féminines de réseauter, de se concerter, de mieux connaître la situation des femmes de leur région, et ainsi, de mieux répondre à leurs besoins,
  • • Considérant la dégradation des conditions de vie des femmes, les politiques sexistes du gouvernement actuel qui menacent les droits des femmes et de ce fait, long chemin qu’il reste à parcourir pour les femmes dans l’atteinte d’une réelle égalité,
  • • Nous, membres de la TCLCF, réunies en Assemblée générale annuelle le 2 juin 2015, revendiquons auprès de notre gouvernement, un financement suffisant et adéquat pour mener à bien la mission de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) de même que pour de l’ensemble des tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau, et sollicitons le support et la mobilisation des élus de tous les paliers de gouvernance et de la population, à cet effet. Il en va d’une question d’égalité.»

Au terme de l’Assemblée générale annuelle du 2 juin, les membres de la TCLCF ont affirmé vouloir continuer leurs combats contre les mesures sexistes du gouvernement libéral et poursuivre la défense collective des droits des femmes, particulièrement des Lavalloises.

Dès l’automne la TCLCF et ses membres mèneront plusieurs actions pour signifier haut et fort que les femmes ne laisseront pas leurs acquis disparaître. Plusieurs de ces actions auront lieu spécifiquement dans le cadre de la finale de la Marche mondiale des femmes 2015. 

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