La maladie de Dupuytren : quels sont les symptômes et comment la traiter ?
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En 1831, le Baron Guillaume de Dupuytren a décrit une maladie à laquelle il lui a donné son nom sans pouvoir en expliquer son origine. Figurant parmi les maladies rares sur terre, la maladie de Dupuytren est évolutive et entraîne une flexion irréductible et progressive d’un ou plusieurs doigts de la main. Souvent indolore, mais néanmoins handicapante, cette maladie peut se soigner, mais reste sujette à des récidives fréquentes.
Quels sont les symptômes de la maladie de Dupuytren ?
Cette maladie se manifeste principalement par un épaississement des tissus au niveau des tendons et de la peau sur la paume de la main, à la base des doigts. Ceux-ci se recroquevillent vers la paume, peuvent fléchir, mais leur extension est empêchée. La formation de « cordes » permet de reconnaître facilement à l’œil nu ce phénomène.
Généralement, ce sont les hommes qui sont les plus atteints de la maladie de Dupuyten. C’est vers l’âge de 50 ans que ces symptômes peuvent apparaître. Un ou tous les doigts de la main peuvent être affectés par cette maladie. Mais le plus souvent, du moins dans les 75% des cas enregistrés, la maladie se manifeste sur le 4e et le 5e doigt.
Il existe un autre symptôme de la maladie de Dupuytren, lequel est plus rare, mais possible, qui peut toucher le dos des doigts, la plante des pieds et le sexe masculin.
Comment traiter cette affection rapidement ?
Malgré des études approfondies sur la question, l’origine de la maladie de Dupuytren n’a pas encore été détectée. Toutefois, elle serait au moins génétique puisque des membres d’une même famille ont déjà développé la maladie par le passé. Quoi qu’il en soit, cette absence de certitude dans la ou les causes réelles de la maladie de Dupuytren la rend difficile à traiter par autre voie que la chirurgie.
En effet, le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren dans les cas les plus avancés reste la meilleure solution pour retrouver une amplitude de mouvement au doigt concerné tout en limitant le risque de propagation de la maladie vers les autres. Mais comme la maladie est évolutive et que l’origine est méconnue, les risques de récidive sont assez élevés, entre 41 et 66 % selon l’institut français de la main (chiffre en 2016).
C’est pour cela que les habitudes de prévention sont recommandées pour minimiser le facteur favorisant et aggravant l’apparition de la maladie. Parmi ces mauvaises habitudes à exclure, notons l’alcoolisme et le tabagisme.
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