Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Guerre commerciale

Les producteurs de grains en discussion avec le gouvernement provincial

durée 07h00
11 août 2018
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Au lendemain d’une rencontre constructive avec le cabinet du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) demandent au gouvernement du Québec de prioriser les travaux visant à réduire le déséquilibre du soutien gouvernemental face à leurs concurrents américains et favoriser la stabilité des revenus des producteurs, affectés négativement par la guerre commerciale actuelle.

Rappelons que le gouvernement des États-Unis a annoncé une aide spéciale de 12 milliards de dollars destinée à son secteur agricole, en réponse à l’établissement de tarifs à l’exportation entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux.

« Le gouvernement du Québec reconnaît la déstructuration actuelle du marché des grains ainsi que l’insuffisance des programmes de stabilisation pour répondre à cette problématique. Comme convenu, nous lui transmettrons le détail de l’impact de la crise sur les producteurs de grains du Québec, au cours des prochaines heures. Cela étant dit, nous demandons au premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, de prioriser ce dossier afin que le gouvernement propose des solutions dans les jours suivants », déclare Christian Overbeek, président des PGQ.

Les prix des grains produits au Québec sont liés aux prix de la Bourse de Chicago, actuellement en baisse en raison de la guerre commerciale. Or, les programmes actuels ne permettent de compenser qu’une faible proportion de cette baisse. Ainsi, au cours de la rencontre, les PGQ ont formulé les demandes suivantes :

1.      Un programme ad hoc immédiat pour compenser les pertes directes actuelles, en réponse au soutien américain de 12 milliards de dollars;
2.      Une adaptation à plus long terme des programmes pour faire face à une période prolongée de bas prix;
3.      Des démarches du gouvernement du Québec auprès du gouvernement fédéral afin de prévoir une intervention de ce dernier.

Rappelons que, selon les prévisions actuelles, entre 2016 et 2018, le soutien de base pour le maïs et le soya sera d’environ 47 $ par hectare au Québec, mais de 80 $ par hectare aux États-Unis, soit près de deux fois plus élevé. Concernant l’assurance récolte, entre 2010 et 2016, le soutien annuel moyen net s’est établi à 5 $ par hectare au Québec, mais à 57 $ par hectare aux États-Unis, soit 10 fois plus élevé.

Producteurs de grains du Québec


Les Producteurs de grains du Québec représentent quelque 11 000 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec. Ils cultivent plus d’un million d’hectares de terre, pour un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars. Les producteurs québécois produisent et commercialisent principalement des grains de céréales (maïs, blé, orge, avoine) et d’oléagineux (soya, canola). La production et la transformation de grains représentent ensemble plus de 20 000 emplois au Québec.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...

Publié à 15h00

Des solutions existent pour les problèmes de nids-de-poule, mais il faut investir

Alors que les nids-de-poule continuent de parsemer les rues de Montréal, un professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS) affirme avoir des solutions. Le problème, déplore-t-il, est le manque d'investissements et de volonté politique. «Personne ne veut assumer la responsabilité», soutient Alan Carter, qui est professeur au Département de ...

Publié à 12h00

Consultations prébudgétaires: la CSQ propose une taxe sur les boissons sucrées

La CSQ propose entre autres une taxe de 30 cents le litre sur les boissons sucrées, afin de contribuer à assurer un financement stable et suffisant des services publics. C'est là l'une des suggestions que fait la centrale syndicale, dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène le ministre des Finances, Eric Girard. Elle rencontre le ...