Publicité
LaPlaza - Centre d'achats en ligne
4 octobre 2018 - 06:00 | Mis à jour : 15:32

Des réalités méconnues et alarmantes

Lancement d’un avis sur les conditions de vie des Lavalloises

La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF), en collaboration avec ses membres, a procédé aujourd’hui au lancement de son plus récent avis intitulé État des lieux sur les conditions de vie des Lavalloises : des enjeux sous enquête, en présence de nombreux groupes communautaires, partenaires institutionnels et représentants.es politiques.

Le présent avis met en lumière l’état des ressources d’hébergement et les moyens d’assurer une trajectoire sécuritaire pour les femmes en difficulté à Laval ainsi que l’accessibilité aux ressources pour les femmes en situation de handicap et femmes sourdes victimes de violences.

En ce qui a trait aux femmes en difficulté, les données recueillies sur le terrain font ressortir les visages méconnus de l’itinérance au féminin, une face cachée des réalités vécues par les Lavalloises en difficulté. Le parcours de vie de ces femmes est pour la vaste majorité d’entre elles, jalonné d’épisodes de violence, ce qui explique qu’elles déploient de nombreuses stratégies pour éviter la rue ou les refuges mixtes, des endroits où elles se sentent en danger.

En l’absence de ressource d’hébergement pour femmes en difficulté à Laval, « on assiste à un phénomène de portes tournantes, dans lequel les femmes doivent cogner à la porte de plusieurs ressources pour recevoir l’aide dont elles ont besoin, plaçant sur leur chemin des obstacles supplémentaires », souligne Julie Dagenais, intervenante au CPIVAS.

Les données recueillies sur le terrain sont des plus alarmantes : les 3 maisons d’hébergements pour femmes victimes de violence conjugale doivent refuser quotidiennement des femmes par manque de place. Les ressources d’hébergement mixtes de Laval font face à des situations similaires, se retrouvant elles aussi très souvent à pleine capacité.

Faute de places ou de ressources adaptées à leurs besoins, les Lavalloises en difficulté sont donc souvent confrontées à devoir faire de nombreuses demandes d’aide, et se heurtent à des refus systématiques avant d’obtenir le soutien adéquat, ce qui contribue à les revictimiser et à nourrir le cycle des violences et de l’exclusion.

Les femmes en situation d’handicap sont encore plus à risques d’être victimes de violence psychologique, physique et sexuelle que les femmes qui ne sont pas en situation d’handicap : les femmes ayant une incapacité sont deux fois plus susceptibles que celles n’ayant pas d’incapacité d’être victime d’un crime violent (agression sexuelle, voie de faits, etc.) et quatre fois plus susceptibles de vivre une situation d’itinérance au cours de leur vie.

L’avis de recherche a permis de constater l’absence de ressources d’hébergement non-mixte à Laval pour les femmes en situation de difficulté, en dehors des ressources pour victimes de violence conjugale, et l’inadéquation en général des ressources aux besoins des femmes en situation d’handicap et des femmes sourdes.

L’avis de recherche produit par la TCLCF met de l’avant de multiples recommandations afin de faciliter l’accès des femmes, avec ou sans handicap, aux ressources d’intervention, dont le développement de ressources d’hébergement spécifiques aux femmes en difficulté à Laval : « Il est urgent de créer une ressource d’hébergement non-mixte pour femmes en difficulté à Laval, afin de remédier à la crise que l’on constate sur le terrain », conclut Marie-Ève Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF.

 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.