Appui de la Table de concertation de Laval en condition féminine
Un appel à la justice lors de la Journée de commémoration des femmes autochtones assasinées ou disparues
La Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) et ses membres soutiennent les luttes autochtones et ont joint leurs voix aux appels à la justice le 4 octobre, Journée de commémoration et d’action pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Réunies le 2 octobre dernier pour une rencontre de concertation sous le thème des discriminations envers les femmes autochtones, les personnes présentes ont réfléchi collectivement aux impacts persistants du colonialisme, aux préjugés véhiculés socialement envers les populations autochtones, de même qu’à leur place en tant qu’alliées de ces dernières.
À la suite de ces réflexions, le groupe a souhaité se mobiliser dans le but de soutenir les revendications soit des appels à la justice, émis dans le cadre des conclusions de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées (ENFFADA). Cette enquête a pour mandat d’identifier les causes systémiques qui contribuent à perpétuer les violences envers les femmes et les filles autochtones.
Un rapport issue d'une enquête nationale sur les filles et les femmes autochtones oppressées
Par l’entremise d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les membres de la Table de concertation de Laval en condition féminine réclament ainsi la fin de la perpétuation du « traumatisme historique,
intergénérationnel et multigénérationnel » que subissent encore aujourd’hui les personnes inuites,
métisses et des Premières Nations.
De plus, les membres de la TCLCF exigent que cesse la « marginalisation sociale et économique » des personnes autochtones, le « maintien du statu quo et du manque de volonté des institutions », ainsi que le « déni de la capacité d’agir des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA ».
Reprenant ainsi les quatre thèmes mis de l’avant dans la section "Appels à la justice" du rapport "Réclamer notre pouvoir et notre place: le rapport final de l’Enquête nationale sur les
femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées" (ENFFADA, 2019), les membres ont rappelé qu'elles unifient leurs voix en appui, afin que cessent la reproduction des oppressions colonialistes et la violence à l’endroit des femmes et des filles autochtones.
*La TCLCF est un regroupement régional de défense collective des droits, représentant plus de 30 000 Lavalloises par le biais de ses groupes membres, qui travaille depuis près de 30 ans à l'amélioration de la qualité et des conditions de vie des femmes.
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