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5 novembre 2019 - 06:00

70 ressources intermédiaires à Laval

Les Ressources intermédiaires d'hébergement en demande de conditions de travail décentes

Par Salle des nouvelles

L’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) demande au gouvernement du Québec d’offrir des conditions de travail décentes et équitables aux centaines de préposé(e)s aux bénéficiaires œuvrant dans les 70 ressources intermédiaires (RI) de Laval, au moment où doit s’amorcer sous peu la renégociation de l’Entente nationale déterminant le financement du réseau des RI.

Le réseau des ressources intermédiaires d’hébergement (RI) compte près de 1000 membres qui hébergent plus de 14 000 personnes vulnérables – des aînés en perte d’autonomie, des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, un handicap physique, une problématique de santé mentale ou de toxicomanie – dans toutes les régions du Québec. Ces RI embauchent plus de 10 000 employés, dont près de 80 % sont des femmes. L'ARIHQ est reconnue officiellement par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour représenter toutes les ressources intermédiaires d'hébergement du Québec.

La directrice générale de cette structure, Johanne Pratte, était récemment de passage dans la région, dans le cadre d’une tournée nationale visant à rencontrer les gestionnaires des quelque 900 RI du Québec. Ici comme ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre demeure la principale préoccupation soulevée par ses membres. La situation est telle que plusieurs propriétaires de RI craignent pour la pérennité et la qualité des services offerts à leurs résidents.

Écart existant avec les conditions de travail

« La pénurie de préposé(e)s aux bénéficiaires est généralisée à l’ensemble du Québec, mais elle frappe le réseau des RI encore plus sévèrement en raison de l’écart existant avec les conditions de travail offertes dans le réseau public. De plus en plus de préposé(e)s se tournent vers d’autres emplois ou font le choix d’aller travailler en CHSLD, où ils reçoivent un salaire pouvant atteindre 10 $ de plus de l’heure pour un travail équivalent, voire moins exigeant. Ça ne peut plus durer », souligne la directrice.

Selon une enquête menée par l’ARIHQ et dévoilée en mars 2019, plus de 2 500 postes seraient à pourvoir dans les ressources intermédiaires d’hébergement (RI) du Québec – notamment des préposé(e)s aux bénéficiaires (PAB), mais également des techniciens en éducation spécialisés, des travailleurs sociaux et d'autres types d'employés. Pas moins de 83% des gestionnaires de RI affirment être victimes de la pénurie actuelle. Seulement dans la région de Laval, pas moins de 187 postes seraient à pourvoir, pour une moyenne de 2,7 par RI.

Équité de traitement réclamée

L’amélioration des conditions de travail des préposé(e)s aux bénéficiaires en RI se pose donc comme un enjeu incontournable de la renégociation de l’Entente nationale entre l’ARIHQ et le gouvernement du Québec, laquelle vient à échéance en mars 2020.

L’ARIHQ demande au gouvernement de donner aux RI les moyens d’offrir à leurs employés un traitement équitable, sinon équivalent à celui des travailleurs du réseau public. « À travail égal, salaire égal. C’est la base. Il faut absolument valoriser davantage le travail des gens qui prennent soin des plus vulnérables. Il y a plusieurs façons d’y arriver, mais sans un rehaussement significatif de leurs conditions, le problème restera entier », mentionne Johanne Pratte.

Pour contrer la pénurie, l'association a déjà mis sur pied le programme F3, qui vise à déployer une offre de formation complète pour ses employés dans toutes les régions. Certaines RI ont également mené des campagnes de recrutement à l’international. Or, ces efforts sont minés par l’absence d’un financement adéquat du gouvernement, ce qui empêche les RI d’offrir à leurs employés les conditions qu’ils méritent.

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