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16 septembre 2020 - 13:00

Des conditions réclamées

Aéroports de Montréal : les Sentinelles de Laval demandent de meilleures procédures environnementales

Par Salle des nouvelles

Les Sentinelles de l’air de Laval (SAL) incitent le gouvernement fédéral à lier toute nouvelle aide financière à Aéroports de Montréal (ADM) à l’obligation d’améliorer sa performance environnementale et d’inclure la participation de représentants des citoyens du grand Montréal à sa gestion administrative.

Ottawa a déjà consenti 38 M$ à ADM en suspendant son loyer pour 10 mois et 8,3 M$ par le biais de la subvention salariale d’urgence. Tout récemment, ADM a réclamé une aide additionnelle de 500 à 600 M$ pour la construction de la gare du REM prévue à l’aéroport, bien que cette société ait complété une émission d’obligations de 500 M$ à la fin du mois d’avril dernier.

« Exiger un retour de l'argent des contribuables »

« Ce n’est que le début ! On peut prédire qu’ADM cherchera d’ici trois ans à réclamer davantage, lance Raymond Prince, administrateur des SAL. C’est le temps pour le ministre des Transports du Canada de se tenir debout et d’exiger en retour de l’argent des contribuables qu’ADM se comporte comme une société sensible aux réalités contemporaines, transparente, soucieuse de moins polluer l’environnement des résidents du grand Montréal. »

La première mesure qu’Ottawa devrait exiger en cette période où le trafic aérien connaît une baisse de plus de 90 % serait de forcer ADM à décréter un moratoire sur tout décollage et atterrissage entre 23 h et 7 h car de nombreux vols sont encore programmés chaque nuit. Cette interdiction nocturne, en vigueur au moins jusqu’au retour à une situation normale du trafic aérien, aurait des effets bénéfiques sur le sommeil et la santé de milliers de Montréalais.

« D’ici la création d’une société indépendante chargée, comme en Europe, de recevoir les plaintes des citoyens sur toutes les formes de pollution générées par le passage à basse altitude des avions commerciaux au-dessus du grand Montréal, de gérer les stations de mesure de bruit aérien et de mettre en place des solutions pour amoindrir l’impact négatif d’une infrastructure aéroportuaire internationale dans un milieu urbain densément peuplé, Ottawa doit contraindre ADM à une gestion plus transparente, tant financière qu’environnementale, en permettant entre autres à des citoyens des groupes communautaires de siéger à son conseil d’administration et à son comité de gestion du climat sonore », fait valoir Paul Yanic Laquerre, administrateur des SAL.

Appauvrir les comités de citoyens n’est pas appropriée

De plus, le gouvernement d’Ottawa devrait également amener ADM à retirer sa réclamation de 20 000 $ en dommages et intérêts à l’encontre des Pollués de Montréal-Trudeau, organisme citoyen qui a vu dernièrement sa demande en recours déclaratoire être rejetée en Cour, requête qui visait à obtenir un décret interdisant les vols de nuit à l’aéroport Montréal-Trudeau ainsi que la tenue d’audiences publiques environnementales sur le projet de construction d’une nouvelle aérogare de 2,5 milliards $ à Dorval.
 
«  C’est Goliath qui écrase David, illustre Chris Isaac, également administrateur des SAL. Ce n’est pas en cherchant à épuiser financièrement et à museler les organismes environnementaux qui se battent pour une meilleure qualité de vie qu’ADM pourra se targuer de chercher à cohabiter harmonieusement avec son milieu. »

Il note aussi que malgré la baisse de la circulation aérienne, les aéronefs volant au-dessus de la grande région montréalaise continuent de générer une pollution sonore excessive en refusant d’adopter des techniques d’atterrissage et de décollage moins nuisibles.

 

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