Nous joindre
Publicité

Le travailleur a été écrasé par la descente du bras de levage

Décès d’un mécanicien de l’entreprise Machineries Trakto, à Laval : les conclusions de la CNESST

Le travailleur a été écrasé par la descente du bras de levage alors qu’il utilisait un arrêtoir de bras de levage non compatible avec une chargeuse compacte S70 de la marque Bobcat®.
Photo: Courtoisie

Le travailleur a été écrasé par la descente du bras de levage alors qu’il utilisait un arrêtoir de bras de levage non compatible avec une chargeuse compacte S70 de la marque Bobcat®.

La CNESST a rendu publiques les conclusions de son enquête sur l’accident du travail ayant coûté la vie à Alain Blanchet, mécanicien pour l’entreprise Machineries Trakto, le 23 mars 2020, à Laval.

Dans les jours qui ont précédé l’accident, M. Blanchet a amorcé la réparation d’une chargeuse compacte. Avant de procéder à la réparation, il a installé un arrêtoir pour retenir les bras de levage de la chargeuse en position élevée. En l’absence de l’arrêtoir d’origine, il a sélectionné un modèle usagé parmi un ensemble d’arrêtoirs disponibles à l’atelier mécanique.

Le jour de l’accident, M. Blanchet devait actionner la soupape de pression du système hydraulique de la chargeuse pour effectuer un test d’étanchéité. Pour arriver à actionner les composantes mécaniques situées sous la cabine, tandis que la cabine et les bras de levage demeuraient soulevés, il a contourné le mécanisme de sécurité du système hydraulique. Puis, en poussant la pédale gauche avec sa main, il a actionné la descente des bras de levage. La force appliquée a alors fait éjecter l’arrêtoir.

M. Blanchet, qui se trouvait dans la trajectoire de descente des bras de levage, a été écrasé entre le châssis de la chargeuse compacte et l’un des bras de levage. Les secours ont été appelés sur les lieux, et M. Blanchet a été transporté à un centre hospitalier, où il est décédé.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir trois causes pour expliquer l’accident. Le travailleur a été écrasé par la descente du bras de levage alors qu’il utilisait un arrêtoir de bras de levage non compatible avec une chargeuse compacte S70 de la marque Bobcat®.

Ensuite, la méthode de travail utilisée par le travailleur pour actionner la soupape de pression du système hydraulique était dangereuse.

Enfin, la gestion des dangers liés à l’entretien de la chargeuse compacte était déficiente.

Une nouvelle méthode de travail pour l'utilisation des arrêtoirs

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à l’employeur d’effectuer les travaux de réparation sur la machinerie lorsque les bras de levage sont soulevés et que le moteur est en marche. La CNESST a également demandé à l’employeur qu’il conçoive une méthode de travail sécuritaire
pour l’utilisation des arrêtoirs.

Finalement, la CNESST a demandé à l’employeur qu’elle forme ses mécaniciens et qu’un moyen de contrôle soit mis en place pour s’assurer que la méthode est appliquée. L’employeur s’étant conformé à ces exigences, les travaux de réparation sur la machinerie ont pu reprendre.

Comment éviter un tel accident

Pour prévenir les accidents lors de l’entretien, de la réparation ou du déblocage dans la zone dangereuse d’une machine, des solutions existent, notamment appliquer une méthode de contrôle des énergies avant d’entreprendre tout travail dans la zone dangereuse d’une machine conformément aux instructions du fabricant

En outre, former et informer les travailleurs ayant accès à la zone dangereuse d’une machine sur les risques liés aux tâches à effectuer et sur les mesures de prévention à appliquer apparaît comme une autre

En vertu de la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les
techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête au fabricant Bobcat® ainsi qu’à toutes les associations sectorielles paritaires afin que leurs membres en soient informés.

De plus, le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études Conduite d’engins de chantier afin de sensibiliser les futurs travailleurs.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées
SociétéPublié le 19 septembre 2026

Les personnes victimes d’actes criminels ne doivent pas être oubliées

Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, le Réseau des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) invite les partis politiques et les futures personnes élues à réaffirmer leur engagement envers les personnes victimes et à assurer la pérennité des services qui leur sont destinés. L’an dernier, près de 78 ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
SociétéPublié le 17 septembre 2026

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise

De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
SociétéPublié le 16 septembre 2026

Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes

Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Salle des nouvelles