Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Texte commandité

Comment gérer la découverte de vices cachés ?

durée 09h09
3 février 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante

 

Suite à l’achat d’un bien immobilier, vous découvrez que votre immeuble comporte des vices cachés graves. En effet, au bout de quelques mois, la toiture fuit, les moisissures apparaissent sur les murs et c’est l’inondation dans le sous-sol. Que faire ? Dans ce guide, nous vous indiquons les étapes à suivre pour corriger la situation.

Vérifier le contrat

La première chose à faire est de vérifier le contrat de vente. En effet, avant de pouvoir faire une réclamation auprès du vendeur, vous devez vous assurer que le document comprend bien une garantie légale de qualité. Cette dernière vous assure contre les vices de l’immeuble, ainsi que les vices de tout ce qui y est rattaché: la piscine, le garage, l’entrepôt et la cheminée.

Dans la majorité des cas, l’acheteur est protégé par la loi, sauf s’il s’agit d’un immeuble acquis suite à un jugement du tribunal. Une exception est aussi faite au cas où le contrat stipule que l’acheteur a acquis l’immeuble à ses risques et périls, c’est-à-dire avec tous ses défauts. Il ne bénéficiera alors d’aucune protection contre les vices.

Aviser le vendeur par écrit

S’il y a une garantie légale de qualité, vous pouvez aviser le vendeur en lui envoyant un avis ou une lettre de mise en demeure. Dans celle-ci, vous décrivez tous les vices ainsi que vos demandes. Vous y indiquez également les conditions et les délais pour répondre.

Attention, l’avis doit être envoyé au vendeur dans un délai raisonnable qui varie de 6 mois à une année. Tout dépend du temps nécessaire pour déterminer la gravité des vices. Vous vous sentez un peu perdu ? L’idéal serait de faire le choix d’appeler un avocat à Montréal pour vous épauler dans toute cette démarche.

Solutionner à l’amiable

Dans un premier temps, il est conseillé de régler vos conflits à l’amiable. Plusieurs options s’offrent à vous dont la négociation et la médiation. À l’issue de ces rencontres, si vous arrivez à vous entendre avec le vendeur, rédigez un autre contrat qui devra être respecté par tous les partis.

Intenter une action en justice  

Si aucune entente n’est possible, vous pouvez entamer une poursuite judiciaire. Pour cela, vous disposez d’un délai de trois ans à partir de la découverte du vice.

Vous pouvez demander une diminution du prix de l’immeuble par exemple. Si vous avez déjà réparé les vices en effectuant des travaux de rénovation, vous pouvez exiger le remboursement des frais. Par ailleurs, si les vices cachés ont occasionné d’autres dommages, il est possible d’avoir un remboursement pour les dommages subis. Enfin, dans certains cas,  l’acheteur peut demander la résolution du contrat de vente. Il doit alors remettre l’immeuble au vendeur, tandis que ce dernier doit rembourser le prix d’achat.

Pour conclure, nous vous encourageons à faire inspecter le bâtiment par un expert avant l’achat. Ainsi, vous éviterez les problèmes de vices cachés plus tard. 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié le 20 mars 2026

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...