Rejet de l'offre pour le devancement des augmentations de salaire des éducatrices
CPE: la grève se poursuit pour une 2e journée consécutive
La grève dans les CPE où les travailleuses sont membres du Syndicat québécois des employés de service se poursuit pour une deuxième journée, mardi, alors que la CSQ révèle que 95 % des gens qui se sont prononcés sur le devancement du versement des augmentations de salaire des éducatrices ont rejeté l’offre.
La Fédération des intervenantes en petite enfance avait indiqué la semaine dernière, après que Québec eut annoncé qu’il était prêt à augmenter dès maintenant, en partie, le salaire des éducatrices en CPE, qu’elle allait tenir un «référendum» à ce propos.
La FIPEQ, affiliée à la CSQ, avait ouvert cette consultation à tous, même à ceux qui n’étaient pas syndiqués auprès d’elle.
Mardi, elle a fait savoir qu’à l’issue de cette consultation, dans le cadre de laquelle 2200 travailleuses se sont prononcées, la proportion de rejet de l’offre atteint 95 %.
Ce «référendum» n’a toutefois qu’une valeur morale, puisqu’il ne s’agit pas d’un vote formel sur les offres de Québec. Il visait surtout à exprimer l’insatisfaction des travailleuses des CPE face aux offres déposées à ce jour.
Les négos se poursuivent
D’ailleurs, les négociations se poursuivent avec les différentes organisations syndicales qui représentent les travailleuses des Centres de la petite enfance. Des rencontres sont prévues jeudi.
La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait fait savoir, la semaine dernière, que son offre serait bonifiée. Elle avait présenté son devancement du versement des augmentations salariales comme un geste de bonne foi pour signifier que le gouvernement était conscient du fait que les éducatrices en CPE étaient sous−payées.
À l’heure actuelle, une éducatrice qualifiée, qui détient donc un Diplôme d’études collégiales, gagne 19 $ l’heure au premier échelon, jusqu’à 25,18 $ au dernier échelon.
La durée de la semaine de travail est aussi en litige. La majorité des éducatrices font des semaines de 32 à 36 heures. Québec veut les inciter à adopter la semaine de 40 heures. Pour y parvenir, il propose une prime de 50 $ par semaine de 40 heures.
Grève du SQEES
Par ailleurs, les travailleuses syndiquées auprès du SQEES, affilié à la FTQ, en sont à leur deuxième journée consécutive de grève, mardi, dans plusieurs régions du Québec.
Elles emboitent ainsi le pas aux autres travailleuses des Centres de la petite enfance membres de syndicats reliés à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, à la CSQ et aux Métallos (FTQ).
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Un vaccin ARN messager pourrait révolutionner la lutte contre le cancer
Un premier vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau pourrait révolutionner la façon de traiter plusieurs types de cancer. Une étude à laquelle ont participé le CHUM et le CHU de Québec-Université Laval ont démontré des résultats positifs pour la phase 3 d'une thérapie anticancéreuse à base d'ARNm. Les compagnies ...
LIRE LA SUITE
Les paramédics de la CSN rejettent à leur tour leur entente de principe
Les paramédics membres de syndicats rattachés à la CSN ont finalement rejeté l'entente de principe qui était intervenue pour renouveler les conventions collectives. Le vote global de ces syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, révèle un rejet de l'entente dans une proportion de 71,6 %. ...
LIRE LA SUITE
Une nouvelle plateforme engage le dialogue avec les élèves grâce aux films québécois
Québec Cinéma a lancé mercredi la plateforme éducative CINÉ PANACHE, qui regroupe 30 films québécois et des outils pédagogiques pour les enseignants adaptés à chaque œuvre. Cette initiative vise à faire du cinéma québécois un pilier durable de l'éducation culturelle. La contribution de Télé-Québec au projet, via sa plateforme ...
LIRE LA SUITE