En cour le 1er mars
Devant les tribunaux pour mettre fin au secret des embouteilleurs d’eau au Québec
Les avocats partenaires du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et Eau Secours seront devant la Cour du Québec le 1er mars prochain pour demander que soient rendues publiques les données relatives aux volumes d’eau prélevés par chaque compagnie d’embouteillage au Québec.
Une information cruciale actuellement détenue exclusivement par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), mais qui est maintenue secrète parce que les embouteilleurs la considèrent comme relevant du secret commercial. Jusqu'à présent, le MELCC et la Commission d'accès à l'information ont donné raison à cette interprétation.
« Si l’eau est à usage commun, comme le stipule la Loi sur l’eau, comment se fait-il que le secret de compagnies privées l’emporte sur le droit à l’information de la population? », se questionne Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours. « Nous croyons que cette culture nocive du secret est non seulement dépassée, mais carrément illégale et dangereuse», ajoute-t-elle.
« L’accès à l'information est un pilier incontournable du droit de l’environnement. Ce qui est en jeu ici c’est la transparence sur l’état de notre eau, et ça concerne toutes les québécoises et les québécois, puisque l’eau est indispensable à la vie, qu’elle est vulnérable et épuisable. C’est pourquoi nous menons depuis 2018 une cause devant les tribunaux aux côtés d’Eau Secours », a précisé Marc Bishai, avocat partenaire du CQDE.
Les deux organismes rappellent que le ministère dispose de tous les pouvoirs nécessaires pour mettre en place un registre public sur les volumes d’eau prélevés, qu’actuellement le « principe de transparence » inscrit dans la Loi sur l'eau n'est pas mis en œuvre adéquatement, et qu'il est temps de corriger le tir.
« Tant légalement que moralement, il est difficile d’accepter que la population ne puisse pas obtenir ces informations de base sur l’eau, d’autant plus qu’il s’agit d’un bien à usage commun exploité par des intérêts privés, mais surtout parce qu’au Québec la gestion durable de l’eau repose sur une approche intégrée et participative qui ne peut être mise en œuvre de manière efficace sans l’accès aux données pertinentes », d'expliquer Marc Bishai, avocat partenaire du CQDE. « Une victoire représenterait un gain important pour le droit de l’environnement, mais aussi pour la protection de l’eau et la participation citoyenne. »
Au-delà des enjeux relatifs à l’accès à l’information, les deux organismes espèrent sensibiliser la population et le gouvernement du Québec à l’importance de la participation publique dans la gestion efficace de l’eau.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le 11 septembre 2001 a bouleversé à jamais la sécurité dans les aéroports
La sécurité dans les aéroports a radicalement et irrémédiablement changé du jour au lendemain, le 11 septembre 2001. Au cours des mois et des années qui ont suivi, les procédures de contrôle peu rigoureuses qui étaient auparavant en place dans les aéroports et les compagnies aériennes nord-américaines se sont transformées en une ...
LIRE LA SUITE
La Fondation RONA collecte des fonds pour trois organismes d'ici
La Fondation RONA, qui chapeaute les activités philanthropiques de RONA inc., lance aujourd’hui la campagne Bien chez soi, et ce, pour une quatrième année consécutive. Cette initiative mobilisera les équipes du réseau RONA pour recueillir des fonds au bénéfice de près de 150 organismes à but non lucratif (OBNL) partout au pays. À ...
LIRE LA SUITE
Comment économiser sur le coût d'un nouvel ordinateur portable pour la rentrée?
Un ordinateur portable est sans doute l'un des articles les plus chers de la liste de fournitures scolaires d'un étudiant, et son prix vient encore d'augmenter. Le coût de ces appareils est en augmentation constante, alors que les entreprises technologiques s'empressent de construire les centres de données permettant le fonctionnement de leurs ...
LIRE LA SUITE