Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Sommet syndical policier 2022

Quand le désengagement policier devient un problème de société

durée 17h30
26 mai 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Mickael Couillerot, Journaliste

Les trois grandes associations syndicales policières au Québec, soit l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM) ont réuni 475 représentants syndicaux et plusieurs invités à Montréal dans le cadre d’un sommet syndical portant sur un problème de société grandissant : le désengagement policier.

Les participants au sommet syndical – lors duquel la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, est venue s’adresser aux délégués – ont notamment bénéficié de présentations éclairantes sur ce phénomène.

L’ex-policier Greg Brown, détenteur d’un doctorat en sociologie, y a exposé l’essentiel de sa thèse, laquelle inclut des données quantitatives et qualitatives recueillies auprès de 3 660 policiers de 23 corps de police du Canada (dont celui de Gatineau) et de l’État de New York. 

Sa thèse démontre que 72 % des policiers et policières des corps de police concernés réduisent intentionnellement leurs interactions discrétionnaires, les considérants risquées, notamment à cause du prix à payer pour être injustement visés sur la place publique.

Portant sur cette même question, une étude menée par l’École nationale de police du Québec a également été présentée par la chercheuse Camille Faubert.

Cette étude démontre que le désengagement policier au sein des corps de police québécois est une réalité manifeste. Bien que l’échantillon de la phase 1 de l’étude soit restreint à 21 policiers et policières, il révèle que 8 d’entre eux ont avoué poser eux-mêmes des comportements de désengagement dans certaines circonstances. 

Les causes identifiées sont les craintes de répercussions ou de conséquences, les critiques du public et la méconnaissance du métier de policier, le manque de soutien organisationnel, le sensationnalisme médiatique et la perception ou le sentiment d’injustice.

Le remarquable succès de Sommet syndical policier a permis d’intensifier encore davantage la solidarité et la collaboration entre les organisations syndicales policières du Québec.

« Les critiques prématurées et injustifiées, malgré un cadre juridique faisant du métier de policier le plus surveillé qui soit, accentuent le phénomène du désengagement. », commente Dominic Ricard, président de l’APPQ.

« La première des libertés est la sécurité, et, dans une société démocratique, si on n’appuie pas nos policiers et policières, on mine notre sécurité et notre liberté. », mentionne François Lemay, président de la FPMQ.

« Sans le sentiment d’être appuyé, il est très humain d’adopter une attitude moins proactive pour éviter les problèmes, avec comme effet un déclin des interpellations qui n’est pas sans conséquence. », conclut Yves Francoeur, président de la FPPM.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...

Publié hier à 15h00

Des solutions existent pour les problèmes de nids-de-poule, mais il faut investir

Alors que les nids-de-poule continuent de parsemer les rues de Montréal, un professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS) affirme avoir des solutions. Le problème, déplore-t-il, est le manque d'investissements et de volonté politique. «Personne ne veut assumer la responsabilité», soutient Alan Carter, qui est professeur au Département de ...

Publié hier à 12h00

Consultations prébudgétaires: la CSQ propose une taxe sur les boissons sucrées

La CSQ propose entre autres une taxe de 30 cents le litre sur les boissons sucrées, afin de contribuer à assurer un financement stable et suffisant des services publics. C'est là l'une des suggestions que fait la centrale syndicale, dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène le ministre des Finances, Eric Girard. Elle rencontre le ...