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Sommet syndical policier 2022

Quand le désengagement policier devient un problème de société

Quand le désengagement policier devient un problème de société
Photo: CourtoisieQuand le désengagement policier devient un problème de société
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Les trois grandes associations syndicales policières au Québec, soit l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) et la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM) ont réuni 475 représentants syndicaux et plusieurs invités à Montréal dans le cadre d’un sommet syndical portant sur un problème de société grandissant : le désengagement policier.

Les participants au sommet syndical – lors duquel la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, est venue s’adresser aux délégués – ont notamment bénéficié de présentations éclairantes sur ce phénomène.

L’ex-policier Greg Brown, détenteur d’un doctorat en sociologie, y a exposé l’essentiel de sa thèse, laquelle inclut des données quantitatives et qualitatives recueillies auprès de 3 660 policiers de 23 corps de police du Canada (dont celui de Gatineau) et de l’État de New York. 

Sa thèse démontre que 72 % des policiers et policières des corps de police concernés réduisent intentionnellement leurs interactions discrétionnaires, les considérants risquées, notamment à cause du prix à payer pour être injustement visés sur la place publique.

Portant sur cette même question, une étude menée par l’École nationale de police du Québec a également été présentée par la chercheuse Camille Faubert.

Cette étude démontre que le désengagement policier au sein des corps de police québécois est une réalité manifeste. Bien que l’échantillon de la phase 1 de l’étude soit restreint à 21 policiers et policières, il révèle que 8 d’entre eux ont avoué poser eux-mêmes des comportements de désengagement dans certaines circonstances. 

Les causes identifiées sont les craintes de répercussions ou de conséquences, les critiques du public et la méconnaissance du métier de policier, le manque de soutien organisationnel, le sensationnalisme médiatique et la perception ou le sentiment d’injustice.

Le remarquable succès de Sommet syndical policier a permis d’intensifier encore davantage la solidarité et la collaboration entre les organisations syndicales policières du Québec.

« Les critiques prématurées et injustifiées, malgré un cadre juridique faisant du métier de policier le plus surveillé qui soit, accentuent le phénomène du désengagement. », commente Dominic Ricard, président de l’APPQ.

« La première des libertés est la sécurité, et, dans une société démocratique, si on n’appuie pas nos policiers et policières, on mine notre sécurité et notre liberté. », mentionne François Lemay, président de la FPMQ.

« Sans le sentiment d’être appuyé, il est très humain d’adopter une attitude moins proactive pour éviter les problèmes, avec comme effet un déclin des interpellations qui n’est pas sans conséquence. », conclut Yves Francoeur, président de la FPPM.

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