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Association des producteurs de gazon du Québec

Producteurs de gazon : des contributeurs au bien-être des familles et de l'environnement

durée 13h00
6 juillet 2022
durée

Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Mickael Couillerot, Journaliste

L’Association des producteurs de gazon du Québec (APGQ) dévoile sa position relativement à une pelouse durable au Québec et tient à nuancer le propos faisant surface dans les médias actuellement.

Nous apercevons depuis quelques années, mais surtout récemment, un changement dans le comportement des citoyens envers leur pelouse, et c’est tant mieux !

La population démontre un intérêt pour une plus grande biodiversité, une meilleure attraction des pollinisateurs et un désir à réduire les fréquences d’arrosage ainsi que l’utilisation de pesticides sur nos terrains.

En tant que producteurs de gazon, mais surtout en tant que citoyens, nous partageons cette volonté, et nous désirons contribuer aux actions.

Les bienfaits du gazon

Nos producteurs sont passionnés par ces graminées à gazon qui apportent une multitude de bienfaits tant sur le plan environnemental, la santé des citoyens et des activités récréatives.

Parmi ces bienfaits, notons la captation carbone, la création d’oxygène, l’amélioration de la qualité de l’air, la réduction de la température ambiante, la diversité biologique, la prévention de l’érosion des sols, la conservation de l’eau, la création d’aires de jeux, etc.

Le gazon, cette plante hautement résiliente, joue à merveille ces rôles et aura toujours sa place. A-t-il besoin d’être parfait ? Absolument pas ! Peut-il être jumelé à d’autres variétés de plantes ? Certainement !

La bonne plante au bon endroit

Dans une perspective de diminuer la pollution et l’utilisation des matières plastiques, nous croyons que nos milieux de vie doivent laisser plus de place à la végétalisation.

Nous devons réduire la superficie des infrastructures grises présentes sur le territoire (stationnements, rues, terrains vacants, canalisation, etc.), ainsi que les matières synthétiques, dont le plastique (surfaces de jeux, parc pour enfants, etc.).

Ces surfaces sont des sources de chaleur avec une température pouvant atteindre jusqu’à 14 degrés de plus que celle d’une pelouse.

Toutefois, pour bien jouer ce rôle environnemental, les végétaux doivent demeurer en santé. Et la façon la plus naturelle d’y arriver est d’utiliser le principe de la meilleure plante au meilleur endroit. C’est ici que le gazon, principalement le pâturin du Kentucky, joue un rôle primordial dans certains aménagements grâce à ses nombreuses tiges et son important système racinaire.

Il peut capter jusqu’à 25 mm d’eau dans un très court laps de temps avant que les eaux de pluie commencent à ruisseler. Sans compter que la pelouse procure une surface de jeux sécuritaire, naturelle et fraîche, comparativement à certaines cours d’école, de terrains sportifs synthétiques ou de ruelles. Elle contribue aussi à la biophilie, c’est-à-dire en reconnectant l’humain à la nature, ce qui peut aider à réduire le stress et à stimuler la créativité, la productivité ainsi que la concentration.

De meilleures pratiques culturales

De plus, il est important de mentionner que l’Association des producteurs de gazon du Québec collabore à divers projets de recherche afin d’améliorer les pratiques culturales des entreprises de notre secteur, et qu’elle s’informe des innovations du marché (p. ex : semences certifiées TWCA et/ou A-list). Ces démarches visent ultimement à mettre en marché diverses espèces de gazon de qualité qui nécessitent moins d’eau et de fertilisants, et qui résistent bien aux insectes ainsi qu’aux maladies.

Aussi, nos producteurs s’efforcent d’informer leurs clientèles (municipalités, paysagistes, citoyens, entrepreneurs, etc.) afin qu’ils adoptent de bonnes pratiques en matière d’implantation et d’entretien des pelouses. Par exemple, une tonte à minimum 3,5 pouces rendra le gazon plus efficace pour capter le CO2, libérera plus d’oxygène, réduira la température ambiante et créera par sa densité, de l’ombre à la surface du sol ce qui réduira le risque de sécheresse.

De plus, un gazon long contribue à maintenir un sol humide, ce qui est nécessaire à la croissance du végétal et des microorganismes. Ou encore la pratique de l’herbirecyclage qui consiste à laisser les résidus de tonte sur place plutôt que de les ramasser, ce qui redonne au sol 15 % de sa fertilisation.

Ainsi, nous revenons sur l’importance de favoriser une pelouse durable qui se compose à l’occasion de différentes espèces de plantes, mais surtout sur le fait que le gazon est en fait une microprairie urbaine offrant un environnement unique et adapté, et des services écosystémiques qui lui sont propres.

Il faut cesser de considérer le gazon comme « l’ennemi » de nos milieux de vie et, plutôt, travailler activement à remplacer les infrastructures grises par une plus grande diversité de plantes en privilégiant toujours la bonne plante au bon endroit.

Le gazon aura toujours sa place.

Son rôle environnemental dans son écosystème est démontré scientifiquement : il a une excellente résistance à la sécheresse et au piétinement, en plus de combattre les îlots de chaleur et les maladies respiratoires. Aimons notre gazon, acceptons une pelouse imparfaite et continuons à offrir des espaces récréatifs sécuritaires et naturels aux familles du Québec.

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