Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Gouvernement fédéral

Des groupes demandent de mieux évaluer les émissions du secteur forestier

durée 12h00
2 avril 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Près d'une douzaine de groupes environnementaux demandent au gouvernement fédéral d'élargir son examen des émissions de carbone du secteur forestier canadien, affirmant que la portée actuelle ne répond pas à leurs préoccupations concernant la sous-estimation des émissions.

Dans une lettre ouverte, les groupes affirment que l'examen du gouvernement fédéral doit d'abord tenir compte de la manière dont les émissions forestières sont estimées.

La lettre, signée par des représentants de 11 groupes environnementaux, dont Nature Canada et Nature Québec, affirme que la portée de l'examen mine sa crédibilité.

La lettre intervient après que le commissaire fédéral à l'environnement et au développement durable a publié l'année dernière un rapport recommandant à Ottawa de lancer un examen indépendant pour examiner la manière dont il estime et rend compte des émissions liées à l'exploitation forestière.

En réponse à ce rapport, le gouvernement a convenu qu'un examen indépendant était important, mais a noté que les données scientifiques sur lesquelles reposent ses rapports sur le carbone avaient été examinées par des pairs.

Le rapport du commissaire a été repris par des groupes environnementaux qui critiquent depuis longtemps les rapports sur les émissions du secteur forestier, en partie parce qu'ils affirment que le gouvernement attribue au secteur les émissions absorbées par certains arbres qui repoussent naturellement après des incendies de forêt.

«Cela n'a pas de sens logique, car il n'y a pas d'intervention humaine. En termes de repousse de ces arbres, c'est totalement naturel. Il n'y a aucune véritable justification pour compter et créditer le secteur forestier à cet égard», a déclaré Michael Polanyi, responsable des politiques et des campagnes pour Nature Canada.

Selon une étude publiée en janvier dans la revue Frontiers, qui fait l'objet d'un examen par les pairs, le mécanisme de déclaration du Canada en fait une exception parmi la plupart des autres pays industrialisés.

D'après les calculs des auteurs, le secteur forestier canadien a contribué en moyenne à l'équivalent d'environ 91 millions de tonnes de CO2 par an entre 2005 et 2021, ce qui est largement comparable aux secteurs de l'électricité et de l'agriculture. Cependant, le gouvernement fédéral attribue au secteur l’absorption de l’équivalent de 4,7 millions de tonnes de CO2 par an en moyenne sur la même période, selon l’étude.

M. Polanyi affirme que cet écart conduit à « toutes sortes de solutions politiques faussées», car il présente le secteur comme un puits de carbone et une solution climatique.

Jordan Omstead, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

L'ARC mettra fin au système de boîte de dépôt pour les déclarations de revenus

L'Agence du revenu du Canada a annoncé qu'elle supprimera, après la prochaine période de déclaration, des dizaines de boîtes de dépôt utilisées pour les déclarations de revenus et le paiement des impôts à travers le pays. L'agence a précisé qu'il reste 45 de ces boîtes en service à travers le pays, où les Canadiens peuvent déposer leurs ...

Publié hier à 18h00

La population canadienne a diminué au cours des derniers mois de 2025

La population canadienne a diminué dans les derniers mois de l'an dernier, principalement en raison d'une baisse du nombre d'immigrants non permanents, selon les estimations de Statistique Canada. Ces estimations indiquent une diminution d'environ 102 000 personnes au Canada en 2025. Cette baisse survient à la suite d'une diminution de plus de ...

Publié hier à 10h00

Appel de projets pour animer les boisés de Laval ce printemps

Les différentes organisations lavalloises sont invitées à proposer des activités animées en plein air auprès de l’organisme CANOPÉE, qui souhaite enrichir sa programmation printanière dans les bois de Laval. Les intéressés ont jusqu’au 27 mars pour déposer leurs idées d’animation, qu’elles soient culturelles, artistiques, éducatives, sportives ou ...