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Alliance québécoise des milieux de vie pour aînés

Six associations d'hébergement pour aînés s'unissent pour réclamer un plan d'action

Six associations d'hébergement pour aînés s'unissent pour réclamer un plan d'action
Photo: La Presse Canadienne
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D’ici 2030, le Québec comptera plus de 2 millions de personnes âgées de 65 ans et plus.

Puisque «le vieillissement rapide de la population met une pression extrême sur le système d’hébergement pour aînés, qui peine à répondre à la demande croissante», six grandes associations s’unissent pour créer l'Alliance québécoise des milieux de vie pour aînés (AQMVA).

Cette coalition exhorte le gouvernement Legault à passer à l’action pour faire face à ce qu’elle considère être «une crise sans précédent en matière d’hébergement et de soins aux aînés».

«Malgré nos réalités distinctes, nous partageons une conviction commune: le statu quo n'est plus une option. Notre système actuel n'est pas prêt à faire face à cette réalité», affirme Carl Veilleux, porte-parole de l’AQMVA, qui regroupe l’Association des établissements de longue durée privés du Québec (AELDPQ), l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC), l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ), l’Association québécoise des soins à domicile du Québec (ASDQ), le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) et le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH).

Ensemble, ces organisations desservent 266 000 personnes âgées et gèrent plus de 2000 installations. Elles représentent 86 % de l’hébergement et offrent des soins à domicile à quelque 100 000 aînés.

«Chaque jour qui passe sans action concrète aggrave la pression sur un système déjà ultra fragile. La crise n'est pas pour demain, elle est déjà là», souligne M. Veilleux.

«Des milliers d'aînés attendent une place en hébergement ou des soins à domicile, tandis que des lits d'hôpitaux sont occupés par des personnes qui devraient être dans des milieux de vie adaptés. Cette situation est humainement et économiquement insoutenable», déplore-t-il.

Concrètement, l’AQMVA réclame «un plan d’action sur 10 ans pour anticiper les besoins croissants et mettre en place les ressources nécessaires pour éviter une crise humanitaire».

Ses principales revendications comprennent «un financement adéquat et adapté, un renforcement des partenariats public-privé, une réduction de la bureaucratie et une meilleure transparence dans la prise de décision».

À l'approche du budget qui sera déposé par le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, la semaine prochaine, l’AQMVA invite le gouvernement provincial à «prendre la mesure de l'enjeu et à s'engager sur des mesures concrètes qui permettront aux Québécois de vieillir dans la dignité».

Sébastien Auger, La Presse Canadienne

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