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La technologie au service des usagers

Des outils numériques pour aider les patients à s'orienter dans un hôpital

durée 18h00
25 juin 2026
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Par La Presse Canadienne

Les hôpitaux peuvent être de vrais labyrinthes. Et se perdre dans un hôpital ajoute un stress à des personnes qui sont déjà inquiètes pour leur santé ou en train d’accompagner un proche malade. Pour y remédier, de plus en plus d'hôpitaux se dotent d'outils numériques pour aider les patients à se repérer.

La technologie au service des usagers pour les aider à s'orienter à l'intérieur d'un hôpital n'est pas nouvelle. On retrouve de tels outils, notamment à l'Hôpital général juif, à l'Hôpital général du Lakeshore et au CHU de Québec-Université Laval.

Le 16 juin dernier, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a lancé l'application Eurêka dans trois de ses hôpitaux au site Glen: l’Hôpital Royal Victoria, le Centre du cancer des Cèdres et l’Institut thoracique de Montréal.

Sur place, il y a des codes QR pour installer l'application. Une fois que c'est fait, le patient peut écrire le service qu'il veut dans la barre de recherche, par exemple colonoscopie, et l'application indiquera le chemin en temps réel.

Le Comité des usagers du CUSM a travaillé avec les établissements pour développer cette solution, conçue par l'entreprise québécoise Eye-In Media. «On a ciblé tous les endroits susceptibles d'être visités par des patients ou des visiteurs», explique Pierre Hurteau, président du Comité des usagers du CUSM. Par exemple, les cliniques, les sites de radiologie, d'échographie, les centres de traitement de chimiothérapie, la radiothérapie ainsi que les lieux communs, tels que la cafétéria et les toilettes.

M. Hurteau s'investit depuis plus de 20 ans auprès des bénévoles dans les hôpitaux. Il estime que la nouvelle application du CUSM va grandement aider à la fluidité des déplacements, mais que les bénévoles de l'hôpital vont aussi avoir un rôle pour guider les gens dans l'utilisation de l'application.

Les patients qui se perdent sont très fréquents, selon M. Hurteau. «Même s'il y a un système de bénévoles, les gens ne repèrent pas nécessairement les bénévoles à l'entrée, et ils peuvent être perdus plus loin dans le parcours où il n'y a pas de bénévoles. Ça devenait un enjeu, c'est pour ça que nous, comme comité des usagers, on a décidé de financer un projet d'orientation numérique.»

Eurêka ne remplace pas le travail des bénévoles affiliés aux établissements qui sont sur place. Ces derniers sont les mieux placés pour repérer une personne âgée désorientée ou une personne qui est perdue, mais n'ose pas demander son chemin. L'application permet donc aux bénévoles de s'occuper des gens qui ont le plus besoin d’une présence humaine.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

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