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14 janvier 2020 - 06:00

Seul sabreur canadien au tableau

Grand prix de sabre: le Lavallois Polossifakis, battant mais défait

Par Salle des nouvelles

Les cris d’encouragement fusaient de toute part dans le stade IGA, samedi après-midi, au Grand Prix de sabre de Montréal. Il fallait même se mettre sur la pointe des pieds pour ne rien manquer des attaques de l’escrimeur québécois Joseph Polossifakis qui s’est finalement avoué vaincu dans le tableau de 32.

« J’avais de la famille des amis, du monde que je n’avais pas vu depuis longtemps. Une trentaine de personnes sont venues m’encourager, c’est incroyable ! » s’est exclamé le favori de la foule qui a conclu la compétition au 20e échelon.

C’est l’éventuel médaillé d'argent, l'Italien Luca Curatoli, quatrième au monde, qui a montré la porte de sortie au Lavallois, 31e, s’imposant par la marque de 15-6.

Si Polossifakis a réussi à gagner le premier point, Curatoli a rapidement su s’imposer. « Il est très agressif, très fort. Il a trouvé des stratégies pour me contrer partout sur la piste. Il avait une distance de garde plus longue que ce à quoi je suis habitué et il a réussi à me mêler avec ça et mettre son jeu en place », a raconté le Québécois qui tire tout de même du positif dans cette défaite face au médaillé de bronze des derniers Championnats du monde. « Je suis content de la bataille livrée, même si les touches n’allaient pas de mon bord. »

Il faut dire que son parcours montréalais est passé bien près de s’arrêter de façon dramatique au tour précédent. Opposé dans le tableau de 64 au Russe Alexander Trushakov, 128e au monde, Polossifakis a disputé une bonne première moitié de rencontre avant de voir son adversaire prendre les devants et creuser un écart important après la pause.

Seul sabreur canadien

« Je savais qu’il était un tireur très fort et qu’il fallait que je sois agressif contre lui, mais il a su s’adapter à mon style. Il a trouvé mon numéro pour faire 13-8 alors j’ai essayé de changer encore une fois de tactique. »

La tentative a porté ses fruits et Polossifakis a réussi à contrer Trushakov jusqu’à effectuer une remontée à 12-13. Cependant, ses efforts lui ont valu de réveiller une vieille blessure à la cheville gauche. Profitant d’une pause médicale de cinq minutes pour avoir des traitements, le Québécois a pu se ressaisir et placer ses deux dernières touches pour finalement l’emporter 15-13. « C’est rare de remonter un tel déficit. J’étais tellement fier. De voir la foule derrière moi a été incroyable. Je sentais qu’elle me poussait vers le haut et ça m’a donné de l’énergie. »

Auteur de cinq victoires et une défaite en ronde préliminaire, vendredi, Joseph Polossifakis était le seul sabreur canadien dans le tableau principal samedi. Même si tout s’est arrêté plus vite qu’il l’aurait espéré, il se dit satisfait de son week-end de compétitions. « Je suis très content de ma performance. Des fois tu arrives contre de grosses pointures et c’est difficile de gagner, mais j’ai remporté des batailles serrées en préliminaires et qui m’ont permis d’être présent aujourd’hui. »

 

 

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