Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante pense le contraire

Salaire minimum : « une autre occasion ratée », estime la Coalition Minimum 18 $

Salaire minimum : « une autre occasion ratée », estime la Coalition Minimum 18 $
Photo: Archives
durée

En se limitant à une augmentation de 0,75 $ du salaire minimum, le gouvernement Legault rate encore une fois l'occasion de lutter contre la pauvreté, d'appuyer la reprise économique et d'apporter des solutions concrètes aux problèmes de rareté de main-d'œuvre, estiment les membres de la Coalition Minimum 18 $.

L’organisme prévient que cette hausse ne pourra permettre à une personne seule travaillant à temps plein au salaire minimum de se sortir de la pauvreté. Ses membres font valoir qu’en raison notamment des augmentations marquées du coût de la vie ces dernières années, le salaire minimum aurait dû être haussé à 18 $ l'heure.

« Alors que l'augmentation actuelle du coût de la vie menace de nombreux travailleurs et travailleuses à faible revenu, cette hausse nous apparaît complètement déconnectée de la réalité », ont réagi les porte-paroles de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la CSD, de l'APTS, du SFPQ, du SPGQ, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, du Front de défense des non-syndiqués-es (FDNS) et du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

La Coalition reproche au gouvernement de persister à vouloir établir le salaire minimum à hauteur de 50 % du salaire horaire moyen. Pour le milieu syndical et communautaire, cette cible ne prend nullement en compte en compte des besoins des individus et ne leur permet pas de vivre autrement que dans la pauvreté.

Un autre son de cloche des employeurs

De son côté, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) s’est dite soulagée de l'annonce faite par le ministre du Travail, ajoutant que le pire est évité pour les PME.

Une augmentation du salaire minimum à 18$ de l'heure n'aurait pas été sans conséquence pour les PME selon la FCEI, parce qu’elles sont encore fragilisées et touchées de plein fouet par la COVID-19 et les restrictions qui l'accompagnent. Seules 45 % d'entre elles ont retrouvé leurs revenus prépandémiques et les entreprises doivent également faire face à une importante pénurie de main-d'œuvre.

L’organisme s'inquiète toutefois de la hausse à 5,56 %.

« Il est important de voir toutes les conséquences d'une hausse du salaire minimum sur nos PME. D'abord, elle entraîne un effet domino sur les autres salaires de l'entreprise, ensuite une pression supplémentaire sur les entrepreneurs. La vaste majorité des PME sont de petite taille et la hausse sera dure à encaisser. Ajoutez à ça leur fragilité financière due à la pandémie, il est certain qu'elles auront besoin d'aides pour assumer cette augmentation du salaire minimum. Le gouvernement doit accorder des mesures d'atténuation, comme des allègements fiscaux sur la masse salariale, pour compenser ces pressions sur les coûts dans les plus petites entreprises », déclare François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

Approche différente

Pour lutter contre la pauvreté, la FCEI privilégie une approche différente, basée sur des mesures plus optimales qui permettent d'augmenter le revenu global disponible des travailleurs à faible revenu, comme l'exemption de base, les primes au travail ou encore les crédits d'impôt ciblés.

« Augmenter le salaire minimum à 18 $ de l'heure ne supprimera pas la pauvreté, il n'y a rien de magique à cela. Les partisans d'une telle hausse ne regardent pas les tenants et les aboutissants d'une décision comme celle-ci et encore moins les impacts que cela pourrait avoir sur nos PME et notre économie. Il faut privilégier une approche intelligente et cohérente qui puisse être bénéfique pour tout le monde, y compris pour nos PME », conclut François Vincent.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


LAVAL SANS FAIM : un cri d’alerte des organismes communautaires du milieu
Publié à 12h00

LAVAL SANS FAIM : un cri d’alerte des organismes communautaires du milieu

Réunis au sein du CASAL, des organismes communautaires du milieu lancent un appel pressant : l’insécurité alimentaire doit être reconnue comme une priorité sur le territoire lavallois. Alors que les besoins ne cessent de croître, les organisations sur le terrain tirent la sonnette d’alarme. Selon le Portrait lavallois de la sécurité ...

Les OCF, des ressources essentielles demeurent méconnues
Publié à 11h00

Les OCF, des ressources essentielles demeurent méconnues

Alors que l’isolement des parents et la pression des familles s’intensifient partout au Québec, les besoins de soutien augmentent sans relâche. Pourtant, les OCF, des ressources essentielles, présentes dans les 17 régions du Québec depuis plus de 65 ans, demeurent encore largement méconnues du grand public. C’est dans ce contexte que la ...

Une nouvelle boîte à outils pour les victimes de violence conjugale
Publié à 10h00

Une nouvelle boîte à outils pour les victimes de violence conjugale

Les partenaires du comité local des Services intégrés (SI) ont dévoilé le jeudi 4 juin une nouvelle boite à outils visant à mieux accueillir, soutenir et orienter les personnes vivant une situation de violence conjugale et/ou sexuelle. Développée à partir de l’expertise des partenaires du territoire, cette trousse propose des repères ...