Un laboratoire pour former la relève de l’humour
Cynthia Gougon et Annie-Claude Bronssard, employées du Saint-Hubert de St-Martin, entourent Dominic Sanschagrin, responsable du laboratoire de l’humour à Laval.
Tous les mercredis soirs depuis le mois de novembre, la Rôtisserie St-Hubert de St-Martin se transforme en laboratoire … de l’humour.
Le concept est simple : Chaque semaine, le restaurant accueille jusqu’à six humoristes de la relève qui veulent évaluer leurs blagues auprès de leur auditoire. Au début du spectacle, les employés du Saint-Hubert distribuent donc 50 manettes – 25 à des hommes et 25 à des femmes – qui sont branchées à un ordinateur.
Lorsqu’un humoriste raconte une blague qui fait rire un spectateur, celui-ci pèse sur le bouton de sa manette. De cette façon, l’artiste sait, en temps réel grâce à un écran sur scène, quelles blagues font rire… et lesquelles font sonner les grillons.
«La plupart aiment beaucoup cet outil de travail, explique Gino Lévesque, l’inventeur du système. Il y a des rires qu’on n’entend pas et il y a des non-dits aussi.»
Ainsi, l’adepte de l’humour dit que sa machine permet aux humoristes de faire le tri entre les rires authentiques et les rires de «politesse».
«Tu as aussi des gens qui vont rire pour faire plaisir et des gens qui vont rire par réflex. Ils vont rire, mais ils n’aiment pas tant ça simplement et le font parce que les gens autour d’eux rient.
Donc la manette permet à l’artiste de voir quels gags font réellement rire ses spectateurs, même si la salle semble silencieuse ou remplie de rires.»
Un concept «intéressant»
L’humoriste Simon Delisle fut un des premiers à expérimenter avec le nouveau système à Laval. Selon lui, le concept est original, mais aurait besoin d’être raffiné.
«Je trouve que c’est une bonne idée, un bon <I>branding</I>, et les résultats sont intéressants à regarder, explique M. Delisle. Mais dans un autre ordre, les gens qui sont là mangent ou boivent et n’ont pas nécessairement toujours la manette dans les mains, donc je ne pense pas que les gens soient assidus à 100 %.
Donc ça ne change pas à grand-chose de recevoir les résultats à la fin parce qu’ils sont un peu biaisés. C’est intéressant comme exercice, mais ça ne me sert pas tant en fin de compte.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L’Opéra bouffe du Québec présente Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach
L'Olympe s’installe à la Maison des arts de Laval, du 30 octobre au 8 novembre prochain, avec l’irrésistible opérette déjantée de Jacques Offenbach, Orphée aux Enfers. Mis en scène par Alain Zouvi et placé sous la direction musicale et artistique de Julien Patenaude, ce spectacle réunit 9 solistes, 40 choristes ainsi que l’orchestre ...
LIRE LA SUITE
Retour de la Cyclovia à Laval le 4 octobre prochain
Constatant le vif succès de la première édition, le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval et la Ville de Laval organisent la seconde Cyclovia de Laval, qui se tiendra le 4 octobre prochain. Lors de cette vélo-fête, les Lavallois·es sont invité·es à se réapproprier l'espace public pour célébrer la mobilité active et ...
LIRE LA SUITE
Le fédéral n'a toujours pas retrouvé 111 œuvres d'art autochtones de sa collection
Le gouvernement fédéral n'a toujours pas retrouvé 111 œuvres d'art autochtones manquantes dans sa collection, près de 2 ans après qu'un audit interne eut révélé qu'il ne pouvait pas attester de la présence de 132 d'entre elles. La collection du Centre d’art autochtone — créé par le gouvernement fédéral en 1965 pour protéger, ...
LIRE LA SUITE