Publicité

7 septembre 2020 - 06:00

Exposition tripartite à Longueuil, à Laval et à Sherbrooke

Environnement: la photographe Isabelle Hayeur présente (D)énoncer

Par Salle des nouvelles

Photographe et vidéaste expérimentale, Isabelle Hayeur est reconnue pour la rigueur et la cohérence de son œuvre conçue autour d’enjeux sociaux et politiques liés à l’environnement. Cet automne, elle présente (D)énoncer, une exposition tripartite présentée à Plein sud à Longueuil, à la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval (dès le 13 septembre) et à la galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke.

L’exposition (D)énoncer retrace les déplacements et les investigations d’une photographe et vidéaste en action, sans cesse à l’affût des bouleversements de nos écosystèmes qu’elle transpose en image et en mots.
 
Une grande place est accordée à sa production récente, dont des œuvres inédites. Celles-ci sont jumelées à ses premières prises de vue en sols excavés jusqu’à son implication auprès de rassemblements de citoyens et de groupes activistes. Son travail, qui traduit les maux dont souffre notre planète, entre en résonance de manière pour le moins saisissante avec la crise sanitaire actuelle.
 
Trois lieux d'exposition
 
Au centre d’exposition Plein sud, à Longueuil, les photographies de la série Underworlds sont jumelées à la vidéo-choc Adrift, dressant un portrait des conséquences déplorables des activités de l’industrialisation massive sur nos océans. Captées, entre autres, sous les eaux glauques du cimetière de bateaux de Staten Island sur la côte est américaine, les œuvres d’une troublante beauté cachent mal les cicatrices causées par les navires de forage et pétroliers qui naviguent librement non loin des rives. Du 12 septembre au 7 novembre.
 
À la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, des vidéos et des séries de photographies sont regroupées autour de sites naturels déracinés, de zones urbaines perturbées et de milieux ruraux laissés à l’abandon par des phénomènes environnementaux dévastateurs. Des paysages aquatiques altérés complètent l’exposition et démontrent à leur tour le triste constat des profondes mutations que subissent nos territoires. Du 13 septembre au 8 novembre.
 
La galerie Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke réunit les séries Le Camp de la Rivière, documentant une occupation citoyenne aux abords d’une compagnie pétrolière en Gaspésie; Dépayser, portant un regard critique sur les paysages façonnés par l’hydroélectricité au Québec; et Underworlds, sondant la dégradation des plans d’eau, plus particulièrement ceux du Nord (Québec et Oregon). Du 28 octobre au 19 décembre.
 
Une monographie de 360 pages sera publiée pour l’occasion, comprenant des textes de Mona Hakim, de Peggy Gale, d’Ann Thomas et d’Isabelle Hayeur.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.