Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Alain Lecompte accusé d'avoir diffamé le maire et le chef de police

durée 16h35
6 mai 2015
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Fanny Arnaud
email
Par Fanny Arnaud, Journaliste

Lors du conseil municipal d'hier soir, Sandra Desmeules, la conseillère de Concorde Bois-de-Boulogne, a pris la parole pour accuser le conseiller indépendant de L'Orée-des-Bois, Alain Lecompte, d'avoir diffamé le maire et le chef de police dans un communiqué de presse publié le 5 avril dernier.

Elle lui a demandé de retirer publiquement ses propos.

Ce à quoi M. Lecompte n'a pas répondu.

Mme Desmeules a ensuite été reprise par ses collègues Stéphane Boyer et Ray Khalil qui ont tous deux fait les mêmes reproches au conseiller de L'Orée-des-bois.

Propos

Dans le communiqué de presse en question, publié sur son blogue personnel, M. Lecompte réagit à un article publié dans The Suburban le 11 mars dernier et signé par Tracey Arial dans lequel la journaliste dit connaître une partie de la composition du Bureau d'intégrité et d'éthique de Laval (BIEL).

Elle écrit la phrase suivante : «aucun communiqué de presse ne révèle les noms des membres du BIEL, mais nous avons appris qu'il inclut le directeur général de la Ville Serge Lamontagne, le chef de la police Pierre Brochet, le directeur des ressources humaines Marc-André Vigeant, le directeur au service du contentieux Patrice F. Guay et la directrice générale adjointe-administration Carole Imbeault. » 

M. Lecompte écrit dans son communiqué être surpris de découvrir la composition de l'équipe telle qu'énoncée par Mme Arial.

«Le maire avait dit au début qu'une équipe indépendante la constituerait, mais l'on voit que ce n'est pas du tout le cas», dit-il. 

Il ajoute que «la composition de ce BIEL rend les dénonciations difficiles puisque la confidentialité envers l'administration n'y est pas du tout.» 

Finalement, il conclut en écrivant que «le maire cherche des leviers contre ses opposants et fait  du BIEL un instrument politique aux mains du maire.» 

En réponse à Mme Desmeules, M. Lecompte a précisé que le nom du chef de police n'apparaissait pas dans son communiqué.

Poursuites

François Brochu, directeur des relations publiques du Cabinet du maire, dit qu'il n'y aura certainement pas de poursuites en diffamation à l'encontre du conseiller.

Il explique que l'intention du comité exécutif était de condamner publiquement ses affirmations.

«Quand on y pense, c'est énorme d'affirmer que le chef de police, le directeur général et le chef du contentieux de la Ville de Laval sont de mèche avec le maire pour nuir à ses opposants politiques», dit-il.

Il ajoute que le conseiller a manqué de jugement et de dignité.

«M. Lecompte doit réaliser qu'il n'est plus un badaud qui peut commenter ce qu'il a envie de commenter en privé avec ses amis, il est désormais un élu qui a le privilège de la parole publique.»  

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 9h00

Le débat sur la loi 21 en Cour suprême portera sur la disposition de dérogation

Une petite armée de 142 avocats fourbit ses armes en vue des audiences très attendues de la Cour suprême qui s’ouvrent lundi sur la contestation de la loi 21, la Loi sur la laïcité de l’État du gouvernement de François Legault. Cette mobilisation s’explique par l’ampleur du débat juridique, qui risque de porter surtout sur l’article 33 de la ...

Publié le 20 mars 2026

Un « bon budget », mais encore trop peu d'investissements pour Laval

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a déposé le budget 2026-2027 le 18 mars dernier. Le lendemain, le maire de Laval, Stéphane Boyer, a rapidement exprimé ses impressions par voie de communiqué, particulièrement sa déception en ce qui concerne les investissements prévus pour sa ville. Il reconnaît que « dans le contexte actuel, où ...

Publié le 20 mars 2026

François Legault va rester député jusqu'aux prochaines élections

François Legault entend compléter son mandat de député de L’Assomption après avoir cédé les rênes de la Coalition avenir Québec à son successeur le 12 avril prochain. «Pour lui, c’est d’abord une question de responsabilité envers ses citoyens: il ne voulait pas que les gens de L’Assomption se retrouvent sans député en cours de mandat. Il voit ...