L’avenir du Boisé Trait-Carré est en jeu
Michel Trottier veut mettre fin au Far West de l'immobilier

Par Salle des nouvelles
Le chef de l’opposition officielle, Michel Trottier, désire préserver le Boisé du Trait-Carré, dernier terrain vierge de 12 hectares situé au cœur du centre-ville de Laval; dont 7 hectares risquent d’être cédés à des promoteurs immobiliers.
Ces 7 hectares vierges pourraient être laissés à des promoteurs pour compenser la perte de profits estimée à 15 M$, causée par une expropriation précédente. Pour M. Trottier, la valeur de cet espace vert qui abrite une grande biodiversité est inestimable.
« Le Boisé du Trait-Carré est le seul et dernier espace vert et vierge d’envergure du centre-ville lavallois. À long terme, la valeur de ce Boisé dépassera largement les 15 millions de dollars actuellement en jeu. Tous les experts disent qu’un espace vert en milieu urbain contribue à augmenter la valeur des propriétés avoisinantes et à améliorer la qualité de vie des citoyens. Nous devons penser à long terme et empêcher cette transaction »,propose M. Trottier.
Pour en finir avec le Far West de l’immobilier
S’en remettant à la vision urbaine de nature qui guide le nouveau schéma d’aménagement de la Ville, M. Trottier souhaite sensibiliser ses collègues du conseil municipal afin d’assumer la fin du Far West immobilier annoncée récemment par le conseiller Stéphane Boyer dans une entrevue à Radio-Canada.
« L’Équipe de M. Demers annonce la fin du Far West immobilier à Laval et la protection des espaces verts tout en planifiant de sacrifier plus de la moitié du Boisé Trait-Carré qui est ledernier espace vert du centre-ville. Nous devons faire preuve de cohérence et offrir aux citoyens d’aujourd’hui et des générations futures un espace vert à la hauteur des Central Park de ce monde », poursuit M. Trottier.
Planifier la sauvegarde
Le chef de l’Opposition officielle confirme que le conseiller municipal de Fabreville, Claude Larochelle, déposera un avis de proposition lors du prochain conseil municipal afin de préserverle Boisé.
« Le maire a mentionné qu’il faut dédommager les anciens propriétaires des terrains de la Place Bell. Si c’est le cas, des alternatives existent au lieu de sacrifier un espace vert au centre-ville.Nous mobiliserons toutes nos énergies pour éviter que près du 2 tiers de ce terrain vierge soit utilisé à des fins de développement immobilier », conclut M. Trottier
Pour partager votre opinion vous devez être connecté.