Politique municipale
Prime à son organisateur : « Un affront de Marc Demers aux citoyens lavallois! » - Michel Trottier
Le chef de l’Opposition officielle, Michel Trottier, est d’avis que la décision du comité exécutif de la Ville de Laval d’adopter à l’unanimité une résolution pour bonifier de 77 900 $ le régime de retraite de Gilbert Gardner, chef de cabinet du maire Demers, est un affront éhonté pour les lavallois et les employés de la ville.
« C’est injustifiable, c’est gênant, c’est honteux! Nos contribuables sont surtaxés et nous avons près de 4000 loyaux employés qui se dédient à l’ouvrage et à leur ville jour après jour et qui ne toucheront jamais de bonis similaires. Quel message leur envoyons-nous aujourd’hui? », déplore Michel Trottier.
Une prime dénoncée
Parmi les premiers à avoir mis la puce à l’oreille des citoyens lavallois par rapport à cette prime de retraite bonifiée, M. Trottier s’est d’ailleurs levé à deux occasions lors de la période de question des citoyens du conseil municipal pour tenter d’obtenir des réponses de la part du Maire.
« En novembre et en décembre dernier, je questionnais Marc Demers afin de savoir qu’est-ce qui justifiait une telle prime et si M. Gardner en avait demandé davantage. Je n’ai eu que pour seule réponse que M. Gardner avait travaillé fort et que c’était mérité! », rappelle le chef de Parti Laval – Équipe Michel Trottier.
Complicité gênante du Comité Exécutif
Alors que Stéphane Boyer, Virginie Dufour, Sandra Desmeules et David De Cotis, membres du comité exécutif, auraient dû jouer un rôle de chiens de garde pour les citoyens lavallois, on apprend dans l’article du Journal de Montréal qu’ils avaient davantage à cœur leur image publique, que les deniers publics.
« D’apprendre qu’on a cherché à camoufler cette prime pour préserver son image, c’est révoltant. Aujourd’hui, nous avons un autre malheureux exemple des conséquences de l’absence de diversité politique sur les comités lavallois et sommes les tristes témoins d’un autre dérapage où les membres d’une même équipe politique ont voté un cadeau à un des leurs avec l’argent des contribuables », s’est désolé M. Trottier.
Acheter la paix avec l’argent des contribuables
Le chef de l’Opposition officielle trouve désolant et questionnable que le comité exécutif, dont David De Cotis était alors vice-président, ait préféré acheter la paix, plutôt que de servir les intérêts des citoyens en se levant et en s’opposant à cette prime injustifiée.
« L’éthique ne devrait pas être élastique. C’est simplement inacceptable d’acheter la paix avec l’argent des contribuables. Une prime injustifiée, même réduite demeure une prime injustifiée, c’est franchement inquiétant que personne ne se soit levé pour dénoncer ce retour d’ascenseur à l’organisateur politique du Mouvement lavallois », conclut M. Trottier.
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