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17 décembre 2019 - 06:00

Administration Demers

Budget 2020 : Action Laval dénonce une hausse de 100 M$ depuis 2018

Par Salle des nouvelles

Lors du conseil municipal tenu le 11 décembre dernier, les élus d’Action Laval, principal groupe d’opposition à la Ville de Laval, ont voté contre le budget de 2020 et le plan triennal d'immobilisations (PTI) 2020-2022 de l’administration Demers, jugeant ceux-ci contraires à l’intérêt de la population lavalloise et réitérant l’importance de geler les taxes pendant les deux prochaines années.

Action Laval déplore le fait que le septième budget de l’administration Demers atteigne 921,4 M$, soit une augmentation de 5,3 % par rapport à 2019n qu'il prévoie également une augmentation de la charge fiscale de 1,4 % pour les immeubles résidentiels et non résidentiels de Laval. Quant au plan triennal d'immobilisations (PTI) 2020-2022, qui a été présenté en même temps que le budget, il prévoit 1,1 milliard de dollars d'investissements dans les infrastructures de la municipalité au cours de trois prochaines années.

Accorder un gel de taxes

Selon la conseillère de Chomedey, Aglaia Revelakis, la chose la plus raisonnable et la plus responsable à faire aurait été d’accorder un gel de taxes aux Lavalloises et aux Lavallois au cours des deux prochaines années, compte tenu que la municipalité a engrangé des surplus de 42 M$ en 2019 et récupéré près de 50 M$ volés aux contribuables pendant l'ère Vaillancourt.

Elle explique : « En six ans, les contribuables lavallois ont subi une augmentation de taxes de 12 %. Leur salaire n’a cependant pas augmenté au même rythme. Comment peuvent-ils joindre les deux bouts? Le coût de la vie augmente aussi sans cesse. M. Demers aurait pu leur donner un peu de répit. Ce n’est pas comme si la Ville était acculée au pied du mur. Elle est la championne des surplus! »

David De Cotis, conseiller de Saint-Bruno et ancien vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, a quant à lui maintes fois souligné au cours des derniers mois que le gel de taxes prôné par sa formation politique représentait un manque à gagner de 5 M$ par année pour la Ville. Une fraction – et non la totalité – des sommes récupérées serait donc retournée aux citoyens. Tout le monde y gagne donc, selon lui. Il pointe les 10M$ « gaspillés jusqu'ici pour la construction du futur complexe aquatique. »

« Bureaucratisation de la ville »

Depuis que Marc Demers est aux commandes de Laval, le nombre de fonctionnaires municipaux est passé de 593 à 1 052, soit une augmentation de 77 %, ce qui représente une masse salariale de 160 M$ par année. Il s’agit là, selon Paolo Galati, conseiller municipal de Saint-Vincent-de-Paul, d’une « bureaucratisation de la ville », d’un gonflement de la structure qui n’ajoute aucune valeur pour les citoyens.

Ses dépenses et le nombre d'employés ne règlent en rien, selon l'opposition, les priorités de l'administration, qui ne semble pas alignée sur les besoins des citoyens. « [...] Il y a des citoyens qui attendent depuis déjà plus de trois ans pour faire couper leurs arbres, poursuit M. Galati. De nombreux aînés vivent dans la peur qu’un arbre tombe sur leur maison. »

Pour lui, Marc Demers ne fait que dépenser, sans plan. « Avec l’adoption du budget 2020, les dépenses de la Ville augmenteront de presque 100 millions $ par rapport à 2018. La Ville a les moyens de trouver des solutions, mais plutôt que dépenser aveuglément, travaillons donc tous ensemble pour résoudre les problèmes de façon responsable et efficace », a-t-il conclu.

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